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31/03/2019

Résultats complets trail d'Autoire

http://www.runningtrail.fr/pages/course-6270-Trail-d-auto...

trail d'Autoire: beau temps, beau terrain de jeu, du monde...

Il y a trois semaines, à l'arrivée du trail des Césarinnes, je discute avec deux copains, et on se monte le bourrichon pour faire le 20 km à Autoire; pour ce genre de trucs il ne faut pas me forcer beaucoup, alors, une fois la décision prise, j'adapte ma prépa en vue de cet objectif. Ces dernières années j'ai délaissé le trail pour me focaliser sur les courses natures, plus courtes et très rythmées. Je m'y adonne en hiver, alors qu'au printemps et été je bascule sur du plus long, mais... à VTT, éventuellement vélo de route avec une belle cyclo par ci par là. Enfin ça c'est la théorie. 2018 a été très mouvementée pour moi côté boulot, donc le sport a été mis entre parenthèses une bonne partie de l'année, et 2019 s'annonce pas mal non plus à ce niveau-là... Remises en question diverses, validation d'acquis d'expérience (je finalise un joli dossier, moi qui aime écrire je suis servi), bref toujours pas de place pour une pratique telle que je la conçois sur le vélo, c'est à dire axée sur des épreuves plutôt longues, à VTT et vélo de route. D'ailleurs, j'ai fini par me décider vraiment à mettre mon VTT en vente, et il est parti depuis peu. Je me sens un peu "tout nu" sans VTT, mais on s'y fait bien en fin de compte. Et puis c'est pour mieux replonger... 2020? J'espère!

Tout ça pour dire que s'il y avait un moment pour moi pour passer du format course nature au format trail court, c'était bien cette année. Depuis la course des Césarines donc, j'ai pu caser trois sorties longues en courant: une de 2H25, une de 1H55 (avec un gros bloc de 55' à un rythme seuil), et une de 2H21, mercredi dernier. Et à mon agréable surprise, elles sont assez bien passées, pas comme une lettre à la poste mais presque. Et en plus j'y ai pris du plaisir! Par contre là, je me trouve sur un format plafond: je n'ai pas l'intention de préparer des trails genre 40 km ou plus, car d'une part ça ne m'attire pas (j'aime les courses où ça va vite), d'autre part je retomberais dans un volume important d'entrainement, et là je préfère largement le faire à bicyclette!

Ce matin au trail d'Autoire donc, je me présente assez serein, quoiqu'un peu fatigué (satané changement d'heure, fromagerie et traite avant de venir, la nuit a été courte... et l'après midi d'après un peu longue car j'ai du taf). Il fait super beau, il y a plein de monde (224 arrivants sur le 12 km et 165 je crois sur le 20 km, gros succès, sans parler des randonneurs), on est en plein milieu d'un cirque naturel à couper le souffle (nous les locaux on a l'habitude de le voir mais personnellement je ne m'en lasse pas), bref tout le monde a la banane et ça fait un bien fou. Merci beaucoup les organisateurs(trices)!

Un peu plus de 10H00, après 20' d'échauffement cool pour moi et quelques étirements, on est lâché. Petit tour dans le beau village d'Autoire, et hop, gros pétard (pas mouillé, on ne glisse pas c'est déjà ça) en monotrace qui mène la troupe en file indienne sur le plateau. On marche-court dans les marches calcaires, chacun sa technique... A quelques dizaine de mètres devant moi je vois une fille, super affutée qui a l'air très à l'aise, elle m'impressionne... et finira 10 ème au scratch, respect!

Arrivés en haut, on est à bloc mais il faut accélérer. Le parcours est à tendance descendante, pas trop de questions à se poser même si les cuisses tirent déjà. Arrivés dans la vallée de la Bave, il est temps de se hisser jusqu'au village de Loubressac. Là ça tire de plus en plus... Je serre les dents et tente de m'accrocher à un groupe de cinq. Au fur et à mesure de la côte ce groupe se disloque, nous nous retrouvons à deux, avec un concurrent devant qui fait le yoyo: on le rejoint, il accélère et nous lâche. J'avale une patte d'amande, tire sur le tuyau de la poche à eau, il commence à faire chaud. 

A la fin d'un autre petit raidard au pied du village où la marche est de rigueur, enfin pour moi tout du moins, on foule les ruelles du superbe village de Loubressac, pour moi un des plus beaux du Lot, c'est dire (!), et on se dirige à nouveau vers les falaises d'Autoire. Voici la partie de la course où je me suis le plus ennuyé, et où j'ai eu du mal à maintenir l'allure. Le cardio, qui était bloqué aux alentours de 170 bpm jusque là, redescend à 160. Mon compagnon, avec qui je jouais au chat et à la souris depuis un moment, me fausse doucement mais surement compagnie, sans que je puisse réellement lutter... Au détour d'une épingle, je vois deux concurrents qui reviennent sur moi: "ah non"!

C'est à partir de ce moment que j'en remets une couche. Ça tombe bien, on arrive en bord de falaise, et le terrain se fait à nouveau technique, youpi! Je me focalise enfin à nouveau plus sur les pierres où je mets les pieds que sur ma souffrance, et comme par enchantement, je suis plus combatif, le cardio remonte... jusqu'à 175 bpm, et ça sent la fin de course! Le chrono indique 1h29 lorsque j'y jette un oeil, je me dis que moins de deux heures c'est jouable...

A y est, on arrive aux voies d'escalade, on descend les escaliers métalliques raides, on est sur le GR qui mène au pied de la cascade. Et on se retrouve avec les concurrents du 12 km; motivation pour doubler, mais parfois de manière scabreuse, surtout au pied du château des anglais, avec ses passages raides et techniques où il ne faut surtout pas se louper, sous peine de grosse cabriole... ne pas penser à ça à cet instant! 

En bas de la descente je suis détruit, j'ai les quadris tout raides, il est temps d'arriver... On se refroidit un peu les pieds en traversant la rivière, et, oh non! Encore un pétard! Le concurrent du 20 qui m'avait un peu semé est là, à quelques mètres, mais on est tous dans le dur, et je n'arrive pas à boucher le trou avant de basculer une dernière fois, les places sont définitives... Je jette un peu tout ce que j'ai dans les dernières centaines de mètres, un peu trop d'ailleurs, car peut-être à trois cents mètres du passage sous l'arche, alors que je relance avec l'énergie du désespoir, je butte sur une racine et m'étale de tout mon long dans un nuage de poussière, me rapant le genou droit (oui le fragile, c'est toujours sur celui-là que je tombe) et le ventre. Il fallait bien ça pour finir en beauté...

Bilan: 1h53, 22 ème sur 165 au scratch; plutôt content pour ma "montée" sur trail court... Vite fait le temps du premier: un écoeurant 1H23, pour cet "avion" local!trail d'Autoire

17/03/2019

Course nature des Césarines, bon début de saison!

Pas de CR, étant actuellement un peu débordé. Pour résumer cependant ma course, je dirais que j'ai tout de suite vu que j'étais dans le coup, car je me suis retrouvé dans les 15 premiers une fois le départ donné, et ce sans être à bloc. Les cinq kilos en moins sur la balance expliquent tout, mon entrainement n'étant pas meilleur qu'en fin de saison dernière... Encore moins trois kilos et je serai sec, ne relâchons pas les efforts!

http://www.runningtrail.fr/resultats/2019/Trail-des-Cesar...

 

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23:42 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, césarines | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2019

Trail de L'Acqueduc 2019: Ouch!

50815293_330870524197638_3016301591486529536_n.jpg51375870_1973046432997939_5910007103900090368_n.jpg51087987_329275927687058_6518502767428894720_n.jpg50898508_500111870396823_9206713185858486272_n.jpg50881531_260108424915130_5096262143070699520_n.jpgC'est assez rare que je fasse des courses au mois de janvier, cette période étant plus propice pour moi pour aller chiner en rando dans des coins que je ne connais pas trop, observer, découvrir, contempler, rêver, avant d'attaquer un peu plus tard un entrainement plus spécifique, plus sérieux et structuré, normalement en vue d'échéances vélocipédiques au printemps. Autres temps autres moeurs, transition, projets, tout ça tout ça... ont fait qu'en 2018 je n'ai repris la compèt qu'au mois d'octobre, et en mode course à pied. Je ne me sens donc pas "usé", ni physiquement ni moralement, et j'ai encore envie d'en découdre et de m'amuser en course. Et comme je sais que cette épreuve (que j'ai faite en 2014) est une petite tuerie, il n'a pas fallu que je me force beaucoup pour m'y inscrire.

Après quelques échanges sur Messenger, on se retrouve à trois, après s'être rencardé à Gramat, dans la voiture de Maxime, en compagnie de Jeremy, un copain très sympa à lui.

Arrivés au sympathique village de cours, en haut d'une butte dans le calcaire au Nord de Cahors, notre première impression commune nous saute dessus: "Fait pas chaud! Manquerait plus qu'il pleuve!" Ce qui, bien entendu, ne manquera pas d'arriver. Rafales de vent, pluie glaciale horizontale, terrain grassouillet à souhait, voilà le menu du jour! Quoi de plus normal un 27 janvier...

Rituel d'avant course: retrait des dossards, mise en tenue de combat (torse nu dehors c'est juste!), échauffement de 20' pour moi, et "mise en grille"; je me place plutôt vers l'avant en bon optimisme que je suis, Maxime un peu plus loin, Jeremy plus au fond, il reprend juste la course à pied. 

Top départ! Petite côte sur la route, qui débouche sur une piste descendante, puis un chemin boueux descendant, puis sur une trace descendante et méga savonneuse... J'aurais bien aimé me retrouver spectateur à cet endroit, car on se croirait sur une piste de bowling, la piste étant le chemin, les quilles étant... nous, soit debout vacillants, soit au sol en train de glisser! Au passage, bien que j'ai beaucoup glissé, ne je serai pas tombé de toute la course, un vrai petit miracle...

Nous voilà en bas, le pire est à venir! Je reconnais le pied de la première grosse côte, nous y sommes passés en 2014. Côte très raide en monotrace, on n'a plus qu'à marcher, les mains sur les cuisses et le buste penché en avant en attendant que ça passe;  le trailer sait faire preuve d'abnégation, personne ne bronche. Personne? Si j'entends un râle, et j'identifie la personne en haut de la dite côte: un participant (le premier V3 en fait) fait un bruit de tous lesdiables, gémissant en même temps qu'il évolue... On a presqu'envie de lui porter secours!

Km 5 environ, premier ravito; j'ai senti des prémices de crampes dans les deux mollets dans le gros raidard précédent, il s'agit donc de boire. Un verre d'eau + un verre de coca = crampes oubliées. Je repars aussitôt en compagnie des deux premières féminines. Elles sont quasiment au coude à coude, la bagarre fait rage! On est sur une partie assez roulante (oui il y en a eu un peu quand même!), par contre on essuie une averse à nous glacer les sangs. Et hop, descente, la plus technique; j'en profite pour fausser compagnie aux deux concurrentes, et pour grappiller quelques places, restant un peu sur la retenue quand même, je n'ai pas envie d'aller au tapis au milieu de ces marches... Ou comment descendre sur des oeufs...

Bon ben voilà, reste plus qu'à remonter maintenant! La côte se court dans un premier temps, on remonte un fond de combe. Puis la pente se fait de plus en plus raide, au point que tout le monde adopte à nouveau la marche. Et qui est-ce qu'on rejoint à nouveau? Notre ami le râleur! Impressionnant, on dirait qu'il est sur le point de défaillir à chaque instant! En plus il perturbe la quiétude des lieus! Technique ou stratégie? Sur la crête qui suit nous sommes trois à le passer, j'espère qu'il ne nous rejoindra plus... Troisième grosse descente, rapide celle-là. Je ferme la marche, on plonge, et on ne fait pas semblant; supers sensations de vitesse, je suis la trajectoire de mes prédécesseurs sans me poser des questions...

Km 10 environ, deuxième ravito, ça commence à sentir bon... Un verre de coca plus tard me voilà à nouveau en course. Et mince! devinez qui est devant moi? Notre V3, qui semble agoniser mais ne s'arrête pas aux ravitos! On attaque en plus le coteau de l'acqueduc, un des endroits les plus techniques et étroits du parcours, où doubler est assez ardu. Je reste derrière lui un moment, profitant de la situation pour récupérer un peu. Là je crois qu'il est très émoussé, il commence à trébucher sur tout ce qui dépasse et ne fait pas preuve de grande agilité, s'agrippe à tout ce qu'il peut... Derrière c'est revenu, c'était pas loin de toutes façons, et ça commence à s'agacer; notre homme sait qu'il commence à provoquer un bouchon mais ne s'en émeut pas et n'a pas décidé de laisser la voie libre. Serait-il un brin mauvais perdant? Passé l'acqueduc qu'on traverse accroupi et dans le noir complet à un moment (attention aux têtes, le calcaire c'est dur!), j'estime qu'il est temps d'accélérer, lui demande pardon et "force" un peu le passage; mes suiveurs font de même, il est contraint de se dresser. 

Route, ça fait bizarre, c'est quoi ce revêtement, j'en trébuche! Vallée du Vers, on traverse sur une jolie passerelle en bois, puis on longe la vallée. J'allonge la foulée; j'ai à ce moment-là une impression assez bizarre: je ne sais pas trop s'il me reste des ressources ou pas, car je ne suis pas tellement en souffrance.

Panneau "arrivée dans 2 km"! Dernère côte. Jai la réponse à ma question: je ne suis pas complètement cuit, mais ne suis pas capable d'en rajouter une couche pour faire la différence, d'autant que la première fille vient de me redoubler, "coachée" par son copain qui la motive du mieux qu'il peut. Virage en épingle, je les repasse à nouveau tous les deux, elle aussi est très fatiguée, prête à craquer, presque uniquement portée par les encouragements de son compagnon. Et par la pression de la deuxième fille qui n'est vraiment pas loin non plus! A partir de là je ne doublerai plus personne, pousse une dernière fois sur mes jambes dans le dernier raidillon au pied des maisons, relance comme je peux dans le village, et passe l'arche, ouf! 1h33'47", 30 ième sur 248 arrivants, très loin de Johny "the machine" Lherminier qu'on ne présente plus, coureur lotois vraiment au dessus de la mélée, et qui atomise chaque course locale à laquelle il participe... Et respect à celles et ceux qui se sont engagé(e)s sur les deux parcours les plus longs, gros courage vues les conditions météo!

Maxime finit à la 113 ième place,  avec un temps de 1h51'52", et Jeremy... je ne sais pas, je ne l'ai pas trouvé dans le classement, pardon Jeremy, tout ce que je sais c'est qu'il explose son temps de l'année dernière de 20', pas mal pour quelqu'un qui reprend tout juste! Et, chose essentielle, nous tous trois contents de notre matinée à crapahuter dans un si bel endroit. Enfin, on ne le dira jamais assez, merci beaucoup aux organisateurs et bénévoles sans qui rien n'est possible.

Maintenant place à un peu de récup pour moi: cinq jours sans courir qui marqueront la fin de ma saison automne-hiver 2018-2019, avant de reprendre en douceur, pour attaquer la saison 2019 avec probablement la course nature des Césarines, le 10/03... 

 

23:34 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, acqueduc, 2019 | Lien permanent | Commentaires (0)

04/12/2018

Trail de l'igue: un des plus beaux, et des plus durs!

Je suis loin d'avoir fait toutes les courses nature du Lot, mais parmi les trails techniques du département, deux sortent du lot (pas le département!) et reviennent dans les discussions: le trail de l'Acqueduc à Cours (village bien nommé), fin janvier,et le trail de L'Igue à Crégols, un petit village dans la vallée du Lot (la rivière), début décembre.

Dimanche denier, premier du mois de Décembre, j'étais donc au rendez-vous pour honorer cette course que j'aime et que j'ai faite pas mal de fois déjà.

Contrairement à mes anciennes participations, où de mémoire, j'ai toujours vu là-bas un froid sec et en général des températures négatives au départ, cette année il pleut et il fait doux, une dizaine de degrés. Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, car d'une part je réclame la pluie depuis longtemps, d'autre part j'aime les conditions un peu "pourries", ça met un peu de piment à la chose.

Retrait des dossards, échauffement, je n'ai pas le temps de dire ouf en arrivant sur la ligne car le départ est donné. Timing! Les premiers hectomètres se font sur le plat dans la vallée pour étirer le peloton et "mettre en température" les moteurs, puis on retourne vers le village où l'on "attrape" le premier chemin montant. On est encore bien compact en file indienne. Lorsqu'on arrive en haut, des groupes commencent à se constituer, et on redescend aussitôt en empruntant une sente technique, tout en virages serrés et en marches à sauter, bref le trail qu'on vient chercher à Crégols. On ressort dans un pré qui sert pour l'occasion de parking, au dessus du village. On évolue sur une petite route, puis une piste, puis un monotrace qui se fait progressivement plus montant. A la fin la marche avec mains sur les quadriceps remplace la course, c'est plus efficace lorsque le terrain penche fort. A y est, on passe juste à côté de la fameuse igue, ce gouffre qui donne son nom à la course. Toujours aussi beau ce site, je m'arrêterais bien pour contempler mais le chrono pousse à continuer... Je suis à distance de la première fille, suis tenté de donner un coup de cul pour la rattraper et la passer mais je me ravise, car elle avance vraiment bien et je ne veux pas me cramer si tôt...

La descente qui suit est la plus technique: on évolue sur une trace peu matérialisée à flan de ravin, entre rochers et buis; jolie vue mais obligé de regarder où je mets les pieds; je suis sur les pas de ma traileuse, ne tente pas de la doubler car elle est habile et l'allure me convient, d'ailleurs un concurrent qui nous entend arriver nous laisse passer... on descend à l'aide d'une main courante une rupture de pente rocheuse, où je me permet de la conseiller, car elle descend en marche avant, n'est pas du tout à l'aise et accessoirement nous fait perdre du temps (ça arrive derrière!). "Dans l'autre sens et assise comme dans un baudrier ça devrait aller mieux" lui dis-je. Elle met mon conseil à exécution et effectivement tout va mieux pour elle! Elle me remercie en s'excusant pour son cafouillage, et reprend immédiatement une longueur d'avance dans la fin de la descente en forme de combe. Hop, on remonte illico. D'abord à la course, ensuite à la marche, les quadris brûlent trop. Nous sommes trois ensemble. Replat, elle en remet une couche! Je m'accroche quelques mètres derrière elle, notre compagnon cède provisoirement un peu de terrain avant de revenir. Ça descend, ça glisse sur les dalles rocheuses, je piste toujours mon lièvre qui est loin d'avoir abdiqué mais je me sens plutôt bien, en mesure de continuer sur cette allure en tous cas. Je regarde le chrono pour la première fois depuis le départ: 0h46, je n'ai vraiment pas vu le temps passer, et me dis: "une bonne moitié de faite". Je ne croyais pas aussi bien penser...

Après la descente... la montée, et vous ne me croirez pas... elle est raide! On est maintenant quatre ensemble. Notre compagne accuse le coup, elle se met à marcher alors qu'on court, elle vient de craquer je pense à ce moment-là. En fait pas tant que ça, car si je ne la reverrai pas pendant la course, elle arrive juste après moi et je la devance de quelque chose comme une minute! 

Descente technique, je sais c'est pas très original, nous sommes toujours trois dont un qui attaque carrément! Je me sens bien et j'aime descendre alors j'emboite le pas! Il regarde de temps en temps par dessus son épaule au détour d'une épingle, je suis toujours là! Par contre nous ne somme plus que deux. Provisoirement encore une fois... Flan de côteaux caillouteux, on marche-court, comme on peut, en essayant de garder l'équilibre dans ce gros dévers et la castine qui se dérobe sous nos pieds. La vue est dégagée au dessus d'une ancienne carrière, en fait on est tous ensemble! Schuss dans les cailloux, on rattrape un chemin montant parsemé de dalles; je me force à courir alors que devant moi ça marche. Je double, on me double, j'emmène un petit groupe de quatre ou cinq. Les écarts sont vraiment minces, celui qui sera encore frais à la fin fera une belle opération au classement... 

Second ravito, j'avale une sorte de banga, repars quelque peu revigoré dans une côte en ligne droite où tout le monde se voit. On doit être pas loin d'une dizaine à une distance d'une centaine de mètres, on en est à 1h15 de course... Serré mais je commence à être bien entamé sur le plateau qui suit tout en virages, minis côtes et minis descentes, dans les conifères cette fois... (tiens, j'ai encore la lucidité d'apprécier le paysage?). Sur ce passage je suis en chasse patate: j'ai creusé un écart derrière mais devant j'ai un groupe de cinq coureurs qui se marquent à la culotte. Je sens que je ne pourrai pas les rejoindre et qu'ils s'expliqueront sans moi... ce qu'il se passera. Dernière descente, rapide et raide, les places sont figées! Je prends même du plaisir dans cette dernière portion avant d'arriver dans le village, de passer l'arrivée en 1h31 et des poussières, et de finir à la 24 ème place sur 180. L'intérêt n'est pas là, ce matin je peux dire que je me suis éclaté pendant une heure et demie, et ça ça fait un bien fou en ces temps un peu troubles dans notre beau pays sur fond de jaune fluo et de rouge feu...

Sinon, content? Du temps et du classement, oui plutôt, sans sauter au plafond. Le premier, Johnny Lherminier, est un coureur de haut niveau largement au dessus du lot (pas le département!). Loin de moi l'idée de me comparer ne serait-ce qu'une seconde à un cador comme lui. Il boucle le parcours de 15 km à la vitesse supersonique (et super cinique?!)de 1h06! Comment fait-il? Il vole ou quoi?? Il met 6' au deuxième, Benjamen Pelaprat, un jeune lui aussi très bon coureur... Pour mettre moins d'1h20 sur un parcours comme ça avec cette météo et ce terrain aussi physique, piégeux et glissant, il faut vraiment s'y entendre... Mais modestement et à mon petit niveau, je vois que l'entrainement commence à payer, en témoignent les bonnes sensations que j'ai eues, toujours à mon niveau à moi... En tous cas le plaisir est toujours autant là, et ça c'est vraiment cool!

05/11/2018

Montagrier trail: content? Oui, mais...

Cette fois-ci je commence par la fin, car je ne peux pas cacher une petite déception; avant la course je m'étais fixé un objectif de temps de 1H30, me considérant dans une forme ascendante, et je mets 8' de plus. 8 minutes ce n'est pas grand chose diront certains, en fait sur un parcours de ce format (16,5 km) c'est un joli petit gouffre... Il y a un mois à St Jal je m'étais dit "vaille que vaille", zéro objectif, et hier je m'étais projeté plus ou moins consciemment dès le début de l'épreuve sur 1H30 d'effort. Ce qui a eu pour conséquence que j'ai vécu les huit minutes parmi les plus longues de ma vie! Mais place au CR..°°°

Comme  presque chaque dimanche de course (et presque chaque dimanche tout court), la journée commence à peu près de la même manière: traite, enfin un peu plus tôt que d'habitude, petit déj, derniers préparatifs, check up de tout le matériel nécessaire: runnings (hem!), short-équipement, argent, certificat médical... C'est bon j'ai tout, je saute dans le kangoo et c'est parti pour 1H40 de route. Et oui Montagrier ce n'est pas la porte à côté pour un habitant du nord du Lot comme moi, et la Dordogne est un grand département...

J'arrive à 9H15 environ pour un départ du "petit" parcours à 10H00, je ne dois pas traîner donc. Inscription, je me mets en tenue,  épingle mon dossard, pars m'échauffer 20', et réalise trois accélérations d'environ 10" sur la fin. Echauffement assez léger, pour ne pas m'entamer car le format "trail de 17 km" se situe dans la fourchette haute  de ce que je me suis fixé comme épreuve. En effet je ne cours pas plus de 1h30 à l'entraînement et ne fais pas du tout de vélo (ça me manque beaucoup mais c'est impossible vu mon emploi du temps actuel et des mois qui vont venir), alors...

10h00, BAM, on est parti! Petit tour dans les ruelles de ce très joli village en forme de bastide qui surplombe, puis on arrive sur un chemin descendant. Ça tape des pieds d'un peu partout autour de moi, ouille ouille ouille les genoux! Qui dit descente dit côte, ça y est on y est. 178 BPM "au compteur" moteur froid, pistons qui chauffent, attention à ne pas couler une bielle... 

On est sur un vrai trail bien difficile, qui alterne en permanence côtes et descentes relativement courtes, parfois raides surtout sur la fin sur les côteaux secs et marneux. Le parcours se montre vraiment ludique avec beaucoup de monotraces, de ruptures de pentes où deux choix se présentent à nous: soit on freine des quatre fers, soit on se lâche, la seconde option étant bien sur la plus adaptée et la plus fun! Parcours ludique, casse pattes où il faut relancer sans arrêt, changements de direction permanents, la recette du succès pour ce trail qui s'est fait sa petite réputation bien méritée! En fait c'est aussi ce que j'aime dans la course à pied: sur ce parcours on va plus vite à pied qu'on irait avec un VTT, donc ce mode de locomotion se justifie! 

Et le piège c'est ça aussi: a force de relancer, de contrôler ses appuis, de se concentrer sur sa trajectoire, on y laisse du jus sans s'en rendre vraiment compte. Un rapide coup d'oeil lors d'un de ces passages technique me rappelle à l'ordre: 174 bpm, glups.. 

Comme je l'ai laissé comprendre plus haut, la fin de course fut délicate à gérer pour moi. Je regarde le chrono alors que je commence à être sérieusement entamé: 1h12, ouh là là il va falloir tenir encore un quart d'heure me dis-je (et je ferai même un peu de rab)! Premier coup au moral. Le petit groupe que j'ai devant moi, sur lequel je pensais réussir à revenir, commence à s'éloigner inexorablement; alors que je croyais avoir fait le trou derrière, je me rends compte que ça revient; et mes forces qui m'abandonnent petit à petit! Enième et dernière descente (j'ai passé les 1H30 au chrono), pour rallier le village on doit courir au bord d'un champ où on est tous à vue (bien pour ceux qui ont la hargne, moins bien pour ceux qui comme moi subissent!), et grimper une dernière côte avec une jolie rampe et des escaliers sur la fin: trop pour moi! Ma tête a lâché, je me fais doubler par deux concurrents dont un qui m'encourage (je fais donc si pitié?), je n'ai plus la force de lutter. Une seule motivation: en finir. Ça y est nous voilà en haut, dernière ligne droite pour passer sous l'arche, le cardio est encore quand même à 175 bpm, et délivrance! 44 ième sur 216 je crois, le premier me met 23'... Il y a longtemps que je ne m'étais pas dépouillé de la sorte, pourquoi est-ce qu'on fait ça?

Un jour plus tard, j'analyse cette course comme un demi échec, donc aussi comme un demi succès... Si j'ai le temps j'essaierai de mettre par écrit sur ce blog des explications, hypothèses... à ce verre à moitié vide ou à moitié plein! En tous cas l'entrainement n'est pas une science exacte et c'est tant mieux! 

 

07/10/2018

Course nature de St Jal, ou comment redécouvrir les sensations de la compet

Allez, un petit CR à chaud de ma course d'aujourd'hui! Je tiens avant tout à préciser ça fait vraiment plaisir d'épingler un dossard à nouveau, ma première course de l'année en fait...

Comme la plupart du temps lorsque je me rends à une course pas trop loin de chez moi,  je trais les chèvres avant de partir; c'est un réveil musculaire comme un autre...

Ce matin donc, lever à 4H30, environ 30 minutes de fromagerie, petit déj, et soin des animaux-traite. Lorsque je quitte la maison, il est 7H30, j'ai les yeux grands ouverts et je suis gonflé à bloc, malgré une forme que je sais "limite": j'ai repris un entrainement digne de ce nom seulement depuis trois semaines. Je sais que ce sera juste mais je n'ai aucun objectif et aucune pression, comme toujours d'ailleurs. Ce n'est pas à 40 piges passées que je vais commencer à me prendre la tête. Je suis là pour jouer, un point c'est tout.

A peine parti de la maison, je me rends compte que j'ai oublié mes runnings! Demi tour, j'aurais pu m'en rendre compte bien plus tard, coup de bol!

Après une heure de voiture sous la pluie (youpi!), essentiellement sur l'A20, je me retrouve dans le petit village de St Jal, au fin fond de la Corrèze. Inscription, échauffement de 25' pendant que les concurrents du 23 km s'élancent, ponctué de trois accélérations de 12"; c'est l'heure du départ, j'enlève mes deux t-shirt manches longues déjà mouillés, en enfile un court + manchettes, finis ma bouteille d'eau, mange une petite barre de patte d'amande, en mets une (sans l'emballage) dans la poche du short, on ne sait jamais si fringale, et me dirige tranquillou vers la ligne. 

Coup de feu, la meute est lâchée. Départ sur route et en descente, il vaut mieux être chaud! Car ça part vite bien sur. Ma stratégie? Ne pas surtout pas s'emballer, je ne sais vraiment pas où j'en suis, après plus d'un an sans course pédestre, et un été studieux mais peu sportif! Dur de ne pas se laisser emporter, mais je laisse filer les premiers, je ne suis pas kamikase non plus; à chacun sa course...

On bifurque sur une piste, La piste en fait, d'abord sur le plat puis en légère descente. Coup d'oeil sur le cardio: 177 bpm. Ça tape... Je me cale sur le rythme de la première fille, son allure me va bien, les puls redescendent un peu; ne pas s'emballer... Rapidement, je me sens un peu en sous régime, je saute donc dans un groupe qui passe. Bye bye... 

Ça court vite sur cette piste en faut plat descendant. Je m'accroche... puis viens mon second souffle, je commence à me sentir bien. Je force donc un peu plus l'allure, dépose le premier V3 (la forme les anciens). Cette piste est interminable, on a le temps de se concentrer sur sa souffrance... 

Enfin, on bifurque sur un sentier "trail" en côte; c'est raide mais ça passe en courant. Ça glisse mais les crampons des Hoka adhèrent, on n'est pas dans le bourbier non plus. Les puls remontent, 177, 178, je manque de rythme course et là je le sens! nous sommes trois ou quatre en file indienne, lorsqu'un coureur nous passe, coupe vent sur le dos, qui semble très à l'aise. Le moral en prend un coup...

Ravito; je bois un verre de coca et ça repart. On est sur la partie du tracé la plus intéressante: sentiers un peu techniques par endroits, alternance côtes et descentes courtes, bref enfin un parcours nature. Ah, enfin une descente piégeuse, rocailleuse, avec virages serrés en forêt! La course à pied qu'on aime! J'en profite pour fausser compagnie à mon compagnon du moment, sentant depuis un petit moment qu'il n'est pas très à l'aise en descente. 

On arrive à nouveau sur la piste caillouteuse du début, oh non il va falloir la remonter! Un panneau indique: arrivée 4km, le chrono indique 35' de course. Bon, ce n'est plus le moment de s'économiser, il est temps de ne plus penser à gérer. J'envoie ,avec les moyens du bord, d'autant plus que le concurrent que j'ai un peu distancé dans la descente précédente me colle aux basques. J'entends sa respiration saccadée, la mienne n'est pas mal non plus il faut dire. Le cardio indique 174 bpm, il n'a pas été beaucoup sous les 170 de toutes manières... Je suis dans le dur mais j'entends de moins en moins la respiration de mon compère, ça y est je sens qu'il ne suit plus. Mais, il revient! Et fort avec ça! Ah non, c'est un autre concurrent! Il a l'air à bloc mais avance de manière efficace, je "prends sa roue" mais ça ne dure pas, il est trop fort pour moi, quand on peut plus on peut plus. D'ailleurs, je sens mes forces (ou mon mental? Ou les deux?) m'abandonner progressivement, pour preuve le cardio oscille autour de 170 bpm, signe que je n'arrive plus vraiment à me rentrer dedans... 

L'arrivée à la gare de St Jal marque la fin de cette piste, ouf! Par contre il va falloir serrer les dents encore un peu, car le gars que j'ai distancé et un autre reviennent, et un gros raidillon sur la route nous attend pour rallier le village et l'arrivée! Allez, on jette ses dernières (mais vraiment dernières!) forces dans la bataille, j'ai mal mais je sais que derrière c'est pareil, j'arrête de penser, qu'est-ce que c'est dur! Le coeur bat à 180 bpm, les jambes brûlent, je suis au taquet. Plus que quelques mètres, je me retourne, c'est bon ça passe! 

Et ça fait du bien quand ça s'arrête! 0h55m23s, 15è au scratch sur 99 classés, 7è V1. Honnêtement je suis plutôt content de ce temps (il faut dire que courir sur cette piste aussi longtemps à l'aller et au retour n'avait pas grand chose d'un trail). Allez, de la régularité et ça devrait bien se passer sur la prochaine course, début Novembre!

Trail du transcailladou, reprise!

http://www.jorganize.fr/jorga/?p=12720

20/03/2017

Trail des Césarines, la suite!

Hou là, il y a eu un couac, seulement la moitié de ma note a été enregistrée... C'est pas grave, je recommence. Je disais donc:

J'arrive sur le plateau des Césarines un peu bring balant, je ne suis pas à la fête. Le terrain se fait technique et ludique, mais je  ne peux pas trop en profiter, je fais plutôt le gros dos en espérant que ça va aller mieux un peu plus tard... D'ailleurs, arrivé à la croix (les locaux situeront!), un concurrent me passe sans que cherche à lutter.

Ravito en musique (sympa!), je m'arrête et bois un verre de coca; je ne sais pas si c'est grâce à ça, mais je trouve que c'est à ce moment-là que je prends la course en main: je me mets à relancer plus facilement, je me débarrasse d'un compère avec qui je jouais au chat et à la souris, j'attaque la descente du plateau sans mettre le frein, je rejoins un jeune, qui a l'air très jeune même, bien qu'il soit certainement cadet, puisque la course est ouverte à partir de cette catégorie, il ne lâche rien du tout! Futur bon coureur à condition qu'il n'en fasse pas trop non plus! J'en remets une couche, toujours en descente, qui lui sera fatale.

Sur la fin du parcours, je suis seul au monde: personne derrière, personne devant. Je me motive comme je peux, et commence à être très émoussé. Dernière côte dans la boue, j'ai mal!

Dernière descente, je fonds sur St Céré, j'arrive au stade, passe la ligne d'arrivée et peux enfin couper!

C'est vrai que ce n'était pas la super forme, mais si je gagne un peu de vitesse dans les jours qui viennent en m'entrainant régulièrement, sans "trou", je peux espérer intégrer à nouveau le top 10 sur ce genre de course, et pourquoi pas mieux! 

RDV le 2/04 à Autoire!

19/03/2017

Trail des Césarines: il faut bien recommencer

Commençons par la fin: je suis un peu moins en forme que l'année dernière à la même époque, car le 12/03, j'ai mis 3' de plus sur le trail des Césarines (parcours identique) qu'en 2016, et je me situe plutôt dans les profondeurs du classements: je finis 19 ème contre 7 ème l'année dernière. Je sais bien que j'ai pris un an mais quand même...

Plus sérieusement, il n'y a pas de secret: je suis sans doute un peu moins entrainé, de toutes manières à cette époque de l'année c'est toujours compliqué pour moi, mises bas en février-mars obligent...

Bref: je ne suis pas tout-à-fait au contact pour un top 10, mais je ne suis pas très loin, en m'entrainant de manière régulière ça peut gazer, et ce peut-être dès ma prochaine course, à savoir le 2/04 lors du trail d'autoire... Je vous tiens au jus!

Allez, je livre mes impressions en faisant un petit retour sur la course de dimanche dernier...

Samedi, veille de la course, il a bien plu, le terrain va être boueux et glissant: je suis presque content, car j'aime quand c'est "pourri"...

Le dimanche matin, il se remet à crachoter, mais rien de méchant, juste histoire d'entretenir un peu la gadoue...

Echauffement de 24' sous une pluie fine, je mets le vêtement de pluie. A la fin, trois accélérations rapprochées de 10-15", je trouve que le moteur se débloque plutôt bien...

La pluie s'arrête en fin d'échauffement: j'enlève le K way, change de tee shirt, en enfile deux + les manchettes (en fait j'aurai mis une épaisseur de trop, c'est tout moi: j'ai toujours peur d'avoir froid); et direction la ligne de départ.

Salut aux connaissances, petites discussions, et c'est parti pour la "dépouille"!

Dépouille, c'est le mot, car dès le départ je suis en souffrance: quelques hommes se détachent, moi je suis à la fin du gros paquet qui suit. Les puls sont déjà à 178 dans la première côte, rien d'affolant pour moi sur un 13 km, mais je me sens au taquet, si j'accélère je saute.

On enchaîne quelques coups de culs et descentes, avant d'attaquer le gros morceau: la grimpette sur le plateau des Césarines.

Les places sont plutôt figées: j'ai dû doubler deux personnes pendant que deux autres m'ont passées, et j'estime que j'ai une vingtaine de gus devant moi.