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20/03/2017

Trail des Césarines, la suite!

Hou là, il y a eu un couac, seulement la moitié de ma note a été enregistrée... C'est pas grave, je recommence. Je disais donc:

J'arrive sur le plateau des Césarines un peu bring balant, je ne suis pas à la fête. Le terrain se fait technique et ludique, mais je  ne peux pas trop en profiter, je fais plutôt le gros dos en espérant que ça va aller mieux un peu plus tard... D'ailleurs, arrivé à la croix (les locaux situeront!), un concurrent me passe sans que cherche à lutter.

Ravito en musique (sympa!), je m'arrête et bois un verre de coca; je ne sais pas si c'est grâce à ça, mais je trouve que c'est à ce moment-là que je prends la course en main: je me mets à relancer plus facilement, je me débarrasse d'un compère avec qui je jouais au chat et à la souris, j'attaque la descente du plateau sans mettre le frein, je rejoins un jeune, qui a l'air très jeune même, bien qu'il soit certainement cadet, puisque la course est ouverte à partir de cette catégorie, il ne lâche rien du tout! Futur bon coureur à condition qu'il n'en fasse pas trop non plus! J'en remets une couche, toujours en descente, qui lui sera fatale.

Sur la fin du parcours, je suis seul au monde: personne derrière, personne devant. Je me motive comme je peux, et commence à être très émoussé. Dernière côte dans la boue, j'ai mal!

Dernière descente, je fonds sur St Céré, j'arrive au stade, passe la ligne d'arrivée et peux enfin couper!

C'est vrai que ce n'était pas la super forme, mais si je gagne un peu de vitesse dans les jours qui viennent en m'entrainant régulièrement, sans "trou", je peux espérer intégrer à nouveau le top 10 sur ce genre de course, et pourquoi pas mieux! 

RDV le 2/04 à Autoire!

19/03/2017

Trail des Césarines: il faut bien recommencer

Commençons par la fin: je suis un peu moins en forme que l'année dernière à la même époque, car le 12/03, j'ai mis 3' de plus sur le trail des Césarines (parcours identique) qu'en 2016, et je me situe plutôt dans les profondeurs du classements: je finis 19 ème contre 7 ème l'année dernière. Je sais bien que j'ai pris un an mais quand même...

Plus sérieusement, il n'y a pas de secret: je suis sans doute un peu moins entrainé, de toutes manières à cette époque de l'année c'est toujours compliqué pour moi, mises bas en février-mars obligent...

Bref: je ne suis pas tout-à-fait au contact pour un top 10, mais je ne suis pas très loin, en m'entrainant de manière régulière ça peut gazer, et ce peut-être dès ma prochaine course, à savoir le 2/04 lors du trail d'autoire... Je vous tiens au jus!

Allez, je livre mes impressions en faisant un petit retour sur la course de dimanche dernier...

Samedi, veille de la course, il a bien plu, le terrain va être boueux et glissant: je suis presque content, car j'aime quand c'est "pourri"...

Le dimanche matin, il se remet à crachoter, mais rien de méchant, juste histoire d'entretenir un peu la gadoue...

Echauffement de 24' sous une pluie fine, je mets le vêtement de pluie. A la fin, trois accélérations rapprochées de 10-15", je trouve que le moteur se débloque plutôt bien...

La pluie s'arrête en fin d'échauffement: j'enlève le K way, change de tee shirt, en enfile deux + les manchettes (en fait j'aurai mis une épaisseur de trop, c'est tout moi: j'ai toujours peur d'avoir froid); et direction la ligne de départ.

Salut aux connaissances, petites discussions, et c'est parti pour la "dépouille"!

Dépouille, c'est le mot, car dès le départ je suis en souffrance: quelques hommes se détachent, moi je suis à la fin du gros paquet qui suit. Les puls sont déjà à 178 dans la première côte, rien d'affolant pour moi sur un 13 km, mais je me sens au taquet, si j'accélère je saute.

On enchaîne quelques coups de culs et descentes, avant d'attaquer le gros morceau: la grimpette sur le plateau des Césarines.

Les places sont plutôt figées: j'ai dû doubler deux personnes pendant que deux autres m'ont passées, et j'estime que j'ai une vingtaine de gus devant moi.

 

16/08/2016

Un mois plus tard...

J'ai rarement été aussi débordé. Environ un mois après le trail de Meyronne, je prends enfin le temps d'en parler un petit peu. Il faut que je creuse un peu dans les souvenirs...

C'est avec un entrainement correct mais sans plus, plutôt typé course à pied, que je me présente le dimanche 17/07.

Au départ, je retrouve Daniel, un copain V4, qui court, s'implique dans la vie associative locale... voici la preuve que plus on est actif, plus on reste en forme!

On regarde le départ du 21km, puis quelques minutes après c'est à notre tour de nous élancer. A ma droite après peut-être trente mètres de course, un jeune s'étale de tout son long, il a glissé sur des graviers! Ça ne le refroidit pas (au contraire?!), il double tout le monde après s'être aussitôt relevé!

On passe dans un camping devant le regard médusé, voire amusé des campeurs qui sont à l'heure du petit déj... puis on longe la Dordogne pendant un petit moment (deux km?). Joli tracé pour les vrais coureurs... Pour ce qui est de moi je suis en souffrance, mais je m'accroche et grappille même deux places. Je m'estime dans les 20 premiers.

Ça se corse enfin, on attaque la montée vers le Roc de Monges (on n'ira toutefois pas à l'antenne pour ceux qui connaissent), par un monotrace que je connais bien, car je roule souvent à vtt par là. Sur ce terrain, je me sens plus à l'aise, et je me sens pousser des ailes. Je talonne deux concurrents, et ronge un peu mon frein pour ne pas les doubler tout de suite, je ne veux pas me crâmer si tôt...

On bascule, toujours sur sentier hyper tortueux, d'ailleurs plus rigolo en courant qu'à vétété, on y passe  beaucoup plus vite en tous cas! 

Hop, on remonte, c'est à ce moment que je décide de "planter" mes deux prédécesseurs. Ravito en fanfare, sympa! Je gobe le contenu d'un verre d'eau, et continue de grimper, je me sens de mieux en mieux et j'attaque vraiment!

Il en sera de la sorte jusqu'en haut de la côte. Ensuite, ça va être plus compliqué pour moi. D'abord, je me fais doubler par le premier V3, il a une super foulée, m'encourage et me dit de m'accrocher, mais je n'y suis plus, avec cette chaleur qui commence à m'accabler, enfin plutôt à nous accabler, le dicton "le soleil se lève pour tout le monde" n'a jamais été aussi vrai!

Un peu plus tard, en descente, je me fais doubler par une autre coureur, à l'aise lui aussi, je ne peux une fois de plus pas lutter. Quand on est cuit on est cuit...

Et quelques minutes après sur le replat avant l'arrivée, un concurrent que j'avais doublé assez facilement me rejoint et me prend quelques mètres... J'essaie de rester au contact, mais il s'éloigne tout doucement, quand on est cuit on est cuit! Je n'ai pas mon cardio, mais je me sens un peu bridé, comme incapable de forcer à cet instant... Sans doute ai-je été trop généreux un peu plus tôt!

Bref je suis content d'arriver, bien émoussé! 18è sur 116 je crois (voir résultats), pas la folie, mais en sport le miracle n'a que peu de place, je paye un entrainement trop irrégulier depuis le début de l'année. La forme n'est pas très loin, il faudrait juste que je sois un peu moins bousculé dans ma vie en ce moment pour que j'aie la tête (et les jambes!) un peu plus au sport... On verra ça en 2017.

Actuellement, je fais pas mal de vélo, et compte faire une rando vtt à Cublac (Corrèze), le 28/08. J'enchaînerai probablement avec une autre rando VTT en septembre, puis une autre en octobre.

A tchao! 

22:34 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, meyronne | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2016

Résultats des courses

Le 17/07, j'ai fait un petit trail non loin de la maison, à Meyronne, dans la vallée de la Dordogne. Serait-ce un début de reprise, après le trail urbain de Figeac annulé? Ça serait vraiment bien! Plus que les moissons, prévues cette semaine, et j'y verrai un peu plus clair... 

Les résultats, avant un petit CR qui ne devrait pas tarder!

http://www.meyronne.fr/

 

17/03/2016

Trail des Césarines: bien pour la première de l'année

A cette époque de l'année, ce n'est jamais évident pour moi d'être en forme, car je sors d'une période compliquée chez les éleveurs de chèvre: les naissances. Gros boulot, gros stress éventuellement... 

Je m'étais néanmoins fixé la date du 13 Mars pour reprendre la saison sportive, en m'alignant au départ de ce joli trail.

Bien que motivé, ma prépa  fut un peu cahotique, avec des trous dans le training... compensés en partie par une forte activité dans mon boulot; je ne compte pas les pas que je fais dans une journée, mais ça doit être conséquent, et, quelque part, contribuer à ma forme générale!

Comme je l'ai écrit, je me présente au départ du trail des Césarines avec une douleur derrière le genou droit. J'espère juste que je ne serai pas trop handicapé par ce qui ressemble à une tendinite... Comme mon médecin me l'a conseillé, j'applique régulièrement de la pommade d'arnica, et j'avale des granules de la même substance en homéo... En tous cas ça ne peut pas faire de mal, et je préfère largement ça que d'aller prendre des anti-inflamatoires, qui non seulement ne soignent rien, mais au contraire peuvent empirer le mal...

Inscription, discussions avec des copains, mise en tenue de combat (!), short-tee shirt-manchettes, ça caille, vite je pars à l'échauffement pour me réchauffer! J'ai fait le choix de ne pas prendre le cardio, assez inhabituel chez moi en course, pour me concentrer sur mes seules sensations... 30' plus tard, me voilà sur la ligne.

C'est parti, on traverse de stade de rugby, un lotissement, et on attaque déjà une bosse en chemin. Le rythme est élevé, je "buffe" (expression bien de chez nous!), mais n'ayant pas de cardio je ne sais pas où j'en suis au niveau bpm. Je suis calé aux alentours de la dixième place, nous sommes un groupe assez compact en file indienne, seuls deux concurrents, il me semble, sont en train de se faire la malle. 

Dans cette première côte, je double deux concurrents, ce qui fait que je me retrouve dans le top 10, alors que j'ai l'habitude de partir un peu plus doucement, et remonter ensuite.

Route, hameau, nous nous faisons doubler par un jeune, il vole! Bien sur, personne n'essaie de s'accrocher!

Ça monte un peu, ça descend, ça remonte, ça redescend et ça monte encore, bref un départ casse-pattes. On attaque la montée vers le plateau des Césarines, c'est très raide et on marche tous dans la partie la plus dure, ça permet de récupérer un peu.

Encore un ou deux gars sautent, je me retrouve en haut du plateau à une virtuelle quatrième place, mais je ne me sens pas au top, et mon genou commence à me gêner. 

On attaque une portion technique "comme il faut", en bord de falaise, sur single truffé de cailloux glissants à souhait, de marches, un régal. Le seul problème pour moi, c'est que je ne peux pas prendre d'appuis francs du côté droit, je suis obligé d'amortir pour ne pas trop souffrir. Pas vraiment l'idéal pour attaquer! Et je sens que ça pousse derrière, quelqu'un me met la pression. Dès que le chemin s'élargit, je laisse passer (il finira troisième). 

Deuxième ravito, je m'arrête une seconde pour boire un verre d'eau. Je ne suis visiblement plus très lucide, car une connaissance qui tient le poste m'alpague, je ne l'avais pas vu! salutations express, je repars, glisse sur un rocher et manque de tomber! Entre temps un autre concurrent m'a doublé. Je lui colle aux basques jusqu'à ce qu'on entame la descente dans la vallée, par une pente d'abord raide et caillouteuse, puis de plus en plus boueuse, et mon lièvre s'éloigne doucement, je ne peux plus suivre à cause de mon genou, et de mon manque de fraîcheur aussi. En bas de cette fameuse descente, je me fais doubler par un autre concurrent, sans chercher à lutter, je sais que je ne pourrai pas accrocher. Peut-être que je paye aussi mon départ un peu rapide? Et oui, même sur le court il y a de la gestion!

Dernière côte: je serre les dents, un autre m'a à vue et gagne du terrain, je décide de stopper l'hémorragie! J'en remets une couche, et parviens à regagner du terrain. 

Dernière descente (la première côte en sens inverse), j'envoie, je ne me pose plus de question, et arrête de me retourner! On est sur le stade, l'arche est à 100mètres, je ne relâche pas l'allure, c'est fini! Septième en 1h09, troisième sénior, pas mal alors que je ne savais pas où j'en étais niveau forme, et avec ce genou récalcitrant! 

Ce n'est pas très correct envers l'organisation, mais je ne suis pas resté pour la remise des prix, car je voulais passer du temps en ce dimanche ensoleillé avec ma famille. Et, à ma décharge, je ne savais pas que j'étais troisième sénior. Enfin comme je suppose qu'il y avait un podium par catégorie, il y a dû avoir au moins une place vide sur la boite...

Les résultats!

http://www.le-sportif.com/resultats/trail-des-cesarines-2...

 

25/11/2015

Ça revient...

Dimanche dernier donc, le 22/11, j'ai participé aux côtes de la châtaigneraie version 20 km, après les avoir envisagées sur le 10, notamment en raison de mon état "pas affûté"(!). Ça peut paraître paradoxal, mais ça ne l'est pas tant que ça: si je m'étais engagé sur le 10 km, ça aurait été pour chatouiller le chrono, étant donné que j'ai fait un trail de 10km voilà un peu plus d'un mois. M'étant entraîné par intermittence depuis, je sais que ma pointe de vitesse est pathétique, donc c'est mort pour faire un temps sur du court! Que faire alors? M'aligner sur le long, car quitte à "randonner", au moins je verrai du pays...

Petit retour sur la semaine d'avant course (très bonne semaine soit dit en passant, en fait je me suis "bien" entraîné deux semaines avant la course. Trop juste pour envisager faire un truc):

-lundi 16/11/15 AM: VTT endurance, pas de cardio, 3h21. Enchaînement de côtes, bonnes sensations sur le vélo étonnament, car je fais juste une sortie vélo/semaine en ce moment;

-mercredi 18/11/15 PM: CAP VMA. 18' en 1'-1',le coeur monte à 182 bpm, bien. Je renoue enfin avec l'intensité! 1h25;

-jeudi 19/11/15 soir (rentré de nuit à la frontale): 1h29, endurance fondamentale; pas de cardio. Parcours plat, les mollets tirent!

Dimanche, ça ne tirait plus, et je pense que j'avais à pu près digéré ce menu un peu copieux.

12' d'échauffement tranquille, briefing, puis départ à la voix sans coup de feu, pistolet en main mais baissé, je pense en raison des attentats de Paris. 

Départ en descente, Déjà les cadors s'éloignent. J'ai décidé de ne m'occuper de personne et de ne pas m'emballer dès le début, car 20 bornes c'est long tout de même. Au bout de quelques minutes de course, je sens la ceinture thoracique de mon cardio descendre; je la remonte une fois, deux fois, elle redescend aussitôt. Bientôt je l'ai au niveau du nombril, le gag! Pas assez serrée, c'est un truc qui ne m'arrive jamais à l'entraînement. Pas grâve, je l'enlève et la garderai toute la course dans la main! Et en fin de compte, ça ne m'a pas gêné, ça m'a au contraire permis de me concentrer plus sur mes sensation. Ceci est plutôt une bonne chose pour moi, qui suis peut-être un peu trop dépendant à cet outil.

Après un peu de plat, on attaque une longue côte, en grande partie sur piste, qui nous fait passer de 200 m d'altitude à 500 m. J'en profite pour doubler trois concurrents. Un ravito nous attend en haut. Je m'arrête une seconde pour boire un verre d'eau, glacée comme la météo!

C'est reparti pour une portion de plat, nous sommes trois. Le dernier concurrent que j'ai doublé nous rejoint, il a une bonne foulée sur le plat! Nous voilà à quatre, ça va un peu trop vite pour moi, nous en sommes à peine à la moitié. Je décide donc de laisser partir, car c'est sur, j'aurais explosé en vol avant la fin, et de finir à mon rythme. S'en suivent plusieurs km à profil descendant, en partie sur chemins, un peu pierreux (et piégeux!) par endroits, mais rien à voir avec un trail!

Km 14: dernier ravito, je bois un dernier coup et avale (avec difficulté) une petite tranche de cake aux fruits confits, car j'ai peur de l'hypo, n'ayant rien pris sur moi. On entame la deuxième côte notoire de la matinée, nettement moins longue cependant. Elle fait mal quand même, à 5 km de l'arrivée j'en prends un coup! J'ai à vue un concurrent du 20 km, je me rapproche tout doucement de lui, alors que l'on double les derniers coureurs du 10. 

Dernière difficulté de la journée: un "coup de cul" typé trail à un km de l'arrivée, ça fait mal, je me fait violence pour ne pas marcher! Il reste 500 m environ en profil descendant: j'accélère, je ne rattraperai pas mon prédécesseur, que j'aurai eu en ligne de mire pendant presque toute la course!

A l'arrivée, 1h35, je m'imaginais faire plus, je suis donc plutôt content. Côté classement, je suis loin (voir le lien "résultats"), 26 ème je crois sur environ 70 participants et participantes. Le premier met 1h11, temps canon qui  lui permet de battre le record de l'épeuve. La première fille fait 5 ème au scratch en 1h19, elle pulvérise le record elle aussi, jusque là de 1h41!

Maintenant, place à une semaine récup active! J'ai le regard tourné vers ma prochaine course, le 20/12/15!

23/11/2015

Les côtes de la Chataigneraie: les résultats

http://www.oisgrandfigeac.com/html/pages_sites/manifestat...

 

19/10/2015

Trail de Brengues: jolie reprise

Quand j'ai appris il y a quelques années qu'un trail était organisé à Brengues, je m'étais dit qu'un jour j'y participerais, car j'aime beaucoup ce coin du Lot. Le Célé, cours d'eau qui se jette dans la rivière Lot, a creusé dans le calcaire au fur et à mesure des millénaires une très jolie vallée, surmontée par des falaises abruptes,que surplombent de part et d'autres des plateaux arides, parcourus par des sentiers ludiques. Lorsque le tout est baigné de soleil, on est en paradis... Et ce fut le cas le 11/10, on a été quelques centaines à se régaler sur les différents parcours!

Départ du petit parcours à 10h30, j'arrive une heure à l'avance, je pense être "large" pour m'inscrire et aller m'échauffer pendant une demie heure... Quenini, les organisateurs sont submergés par l'affluence, ça bouchonne, il n'y a plus de bulletin d'inscription, alors on prend des papiers libres... Le trail  a vraiment le vent en poupe... Tant mieux, si ça peut rapprocher les consommateurs occidentaux et déconnectés de notre environnement que nous sommes, de la nature et du plaisir simple mais ô combien jouissif d'évoluer par ses propres moyens dans un décor préservé... et à préserver!

J'arrive quand même à partir courir avant le départ pendant 19'. Il est temps que je rentre en grille, j'entends: "départ dans trente secondes"! Si c'est pas de l'optimisation ça! 

C'est bon, on est lâchés! Etant donné mon manque complet de repères en CAP, je pars relativement prudemment. Devant, ça s'échappe, mais pas aussi vite que ça... Le premier km est plat (ça sera bien le seul) et longe le Célé, on a donc tous les concurrents à vue. Je m'estime environ à la trentième place, mais me focalise beaucoup plus sur mes sensations que sur mon classement. On traverse un hameau,  première côte, on va grimper un moment. C'est raide, je monte en petites foulées rapprochées, tout en gardant un oeil sur le cardio pour ne pas me mettre dans le rouge; celui-ci indique entre 170 et 175 bpm, ça va. De toutes manières, j'aurais du mal à monter plus haut, car je me sens bridé. Quoi de plus normal, je n'ai fait aucun fractionné ou  séance "au taquet", ni en vélo, encore moins en CAP, depuis belle lurette! Je fais donc avec la forme du moment, mais les sensations ne sont pas si mauvaises, la preuve je double progressivement et sans m'affoler des concurrents partis un peu trop fort.

Le paysage qui nous entoure est superbe, mais je ne savoure pas vraiment l'instant présent, car l'effort est intense! Petite descente en single dans les petits chênes négociée sans se poser de questions, je suis un jeune et un autre. Petit raidard, le jeune "saute", on se retrouve à deux. En fait, ce concurrent va me servir de lièvre pendant toute la course. Je sens qu'il est un peu plus fort que moi, en côte il a l'air assez facile, mais je m'accroche tant bien que mal à lui. Arrivés en haut de la première grosse montée, rive gauche du Célé, je me paye même le luxe de lui passer devant et d'assurer un relais, mais ça n'a pas l'air de lui plaire car peu après il me redouble en boulet de canon! 

C'est la bascule, on redescend vers le Célé! Pas vraiment de récup, je continue à doubler par ci par là, plus des coureurs du 29 km, on les reconnait à leur allure et à leur sac ou leur porte bidon... Pendant ce temps là mon "lièvre"a pris quelques longueurs. En bas un ravito nous attend, j'en profite pour avaler deux verres de coca et repartir aussi sec. On passe "rive droite", un petit peu de route, et c'est parti pour la deuxième montée!

Je trottine alors que ça marche autour de moi, et continue tout doucement à remonter dans le classement. En haut de cette seconde bosse, j'ai recollé à mon lièvre, mais je commence à être rincé! On longe la falaise, on voit les maisons en petit, dans quelques minutes on sera en bas... Ces minutes seront longues pour moi car je souffre! On slalome entre les randonneurs, avant d'attaquer la dernière descente (pour les lotois: le GR au château des anglais). Je suis cuit, n'ai plus trop la force de relancer. Mon "camarade" s'est fait la malle, je l'ai à vue de temps en temps, il est loin. Le but est juste de conserver mon classement; arrivé en bas on nous annonce: "arrivée à 800 m"! Je me retourne, j'en ai un à mes trousses. A environ 300 m de l'arrivée, je me retourne à nouveau, et vois que mon poursuivant fond sur moi! Il est temps d'arrêter de calculer, je lâche tout, regarde le cardio: 185 bpm (!), passe sous l'arche, ma place st sauvée! Discussions et plaisanteries avec les gens déjà arrivés, poignée de chips, re-coca, petit trot de retour au calme de 15'.

14 ième sur 127 en 0h58( les deux premiers arrivent en 0h48, un gouffre), pas trop mal pour une reprise en course à pied, et de bon augure pour les prochaines courses!

13/10/2015

Trail de la vallée du Célé: les résultats

En ce qui me concerne, j'y ai participé dans sa version "short track"!

 

http://www.trailvalleeducele.com/

 

12/09/2015

La rando de la pomme: la bonne surprise

En me rendant à cette rando, je pensais participer à un truc plutôt sans difficulté. Pourtant on m'avait prévenu: "Tu verras, ça monte plus longtemps que chez nous". C'est marrant, mais je n'y croyais pas trop: dans le cadre  de mon travail, je vais livrer des fromages à Varetz, St Viance et Objat, et quand on se cantonne à ces seuls endroits, on pense que c'est un peu le plat pays. La réalité est tout autre: au nord d'Objat, lieu de production, en passant, de la fameuse Golden du limousin aux 50 traitements par an, ça monte lontemps, fort, et certaines descentes sont bien techniques!La zone est plus peuplée que nos causses lotois, mais le relief est accidenté, de superbes points de vue s'offrent à nous, les villages, dont la petite ville de Juillac, sont mignons, bref tous les ingrédiens sont là pour faire une super rando!

8h15: je m'élance avec la (pas très nombreuse, moins de 100 gus à mon avis) meute du grand parcours vtt, à savoir 60 km. On roule plutôt tranquille, sur route et chemin roulant et assez plat; parfait pour la mise en jambes. Rapidement, on se retrouve dans la première vraie côte du parcours. Je suis dans le trio de tête. Un de mes compagnons semble bien connaître le coin. Il prévient que ça va monter fort et longtemps. Il est impressionnant: toujours assis, bien dans l'axe, un vrai métronome qui donne l'impression de ne pas focer; dégoutant! De mon côté, je suis à 170 bpm voire plus, et je me sens en léger sur-régime. La sagesse aurait voulu que je ralentisse pour ne pas trop souffrir par la suite, mais je me suis dit: "On est sur une rando, je suis là pour m'entrainer, alors je tiendrai le temps que je tiendrai, et je finirai comme je pourrai".

En fait, j'aurai tenu deux heures comme ça, jusqu'à une petite erreur de parcours tout de suite corrigée, moment choisi par mes deux compagnons pour prendre la poudre d'escampette. Il faut dire que je montrais déjà de sérieux signes de faiblesse et que je faisais pas mal l'élastique.

La suite fût un peu chaotique pour moi: je me suis perdu deux fois: une fois au niveau d'une ferme, où après être descendu pour rien dans une combe et être remonté, le fermier m'a monté le bon chemin; la deuxième fois au niveau du cimetière de Juillac: à la hauteur d'une patte d'oie, la flèche "gisait" au sol. J'avais une chance sur deux: perdu. Après avoir erré et cherché des flèches, attendu, j'ai fini par me rendre à l'évidence et faire demi tour.

Niveau allure de croisière, j'ai baissé d'un cran mais ne me suis pas écroulé, merci les longues sorties que je me suis coltiné ces derniers temps, qui m'ont donné une bonne petite caisse.

Je viens à bout des 1750 m D+ de cette rando bien sympa en 3h58, avec beaucoup de jardinage. Peu importe, les objectifs sont remplis: découvrir un nouveau coin, rouler avec des gens agréables sans oublier de se tirer la bourre... Que du bon!

Le gros bémol pour moi, c'est le fléchage: pancartes trop petites et directions à prendre visibles au dernier moment. C'est bon pour les marcheurs, ou les vététistes très pépères... Il faut dire que ça ne doit pas être facile d'organiser, le même jour, une cyclo avec trois distances, idem en VTT, et une rando pédestre! Vu que la Rando de la Pomme a lieu tous les deux ans, pourquoi ne pas alterner un année vélo de route, une année VTT, en gardant les marcheurs tous les ans? En plus de simplifier l'intendance, ça permettrait de varier les plaisirs! Enfin, je dis ça, je dis rien!

En tous cas, merci à mes deux lièvres, et peut-être à bientôt sur une rando de la région!