visites par jour

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/11/2018

Montagrier trail: content? Oui, mais...

Cette fois-ci je commence par la fin, car je ne peux pas cacher une petite déception; avant la course je m'étais fixé un objectif de temps de 1H30, me considérant dans une forme ascendante, et je mets 8' de plus. 8 minutes ce n'est pas grand chose diront certains, en fait sur un parcours de ce format (16,5 km) c'est un joli petit gouffre... Il y a un mois à St Jal je m'étais dit "vaille que vaille", zéro objectif, et hier je m'étais projeté plus ou moins consciemment dès le début de l'épreuve sur 1H30 d'effort. Ce qui a eu pour conséquence que j'ai vécu les huit minutes parmi les plus longues de ma vie! Mais place au CR..°°°

Comme  presque chaque dimanche de course (et presque chaque dimanche tout court), la journée commence à peu près de la même manière: traite, enfin un peu plus tôt que d'habitude, petit déj, derniers préparatifs, check up de tout le matériel nécessaire: runnings (hem!), short-équipement, argent, certificat médical... C'est bon j'ai tout, je saute dans le kangoo et c'est parti pour 1H40 de route. Et oui Montagrier ce n'est pas la porte à côté pour un habitant du nord du Lot comme moi, et la Dordogne est un grand département...

J'arrive à 9H15 environ pour un départ du "petit" parcours à 10H00, je ne dois pas traîner donc. Inscription, je me mets en tenue,  épingle mon dossard, pars m'échauffer 20', et réalise trois accélérations d'environ 10" sur la fin. Echauffement assez léger, pour ne pas m'entamer car le format "trail de 17 km" se situe dans la fourchette haute  de ce que je me suis fixé comme épreuve. En effet je ne cours pas plus de 1h30 à l'entraînement et ne fais pas du tout de vélo (ça me manque beaucoup mais c'est impossible vu mon emploi du temps actuel et des mois qui vont venir), alors...

10h00, BAM, on est parti! Petit tour dans les ruelles de ce très joli village en forme de bastide qui surplombe, puis on arrive sur un chemin descendant. Ça tape des pieds d'un peu partout autour de moi, ouille ouille ouille les genoux! Qui dit descente dit côte, ça y est on y est. 178 BPM "au compteur" moteur froid, pistons qui chauffent, attention à ne pas couler une bielle... 

On est sur un vrai trail bien difficile, qui alterne en permanence côtes et descentes relativement courtes, parfois raides surtout sur la fin sur les côteaux secs et marneux. Le parcours se montre vraiment ludique avec beaucoup de monotraces, de ruptures de pentes où deux choix se présentent à nous: soit on freine des quatre fers, soit on se lâche, la seconde option étant bien sur la plus adaptée et la plus fun! Parcours ludique, casse pattes où il faut relancer sans arrêt, changements de direction permanents, la recette du succès pour ce trail qui s'est fait sa petite réputation bien méritée! En fait c'est aussi ce que j'aime dans la course à pied: sur ce parcours on va plus vite à pied qu'on irait avec un VTT, donc ce mode de locomotion se justifie! 

Et le piège c'est ça aussi: a force de relancer, de contrôler ses appuis, de se concentrer sur sa trajectoire, on y laisse du jus sans s'en rendre vraiment compte. Un rapide coup d'oeil lors d'un de ces passages technique me rappelle à l'ordre: 174 bpm, glups.. 

Comme je l'ai laissé comprendre plus haut, la fin de course fut délicate à gérer pour moi. Je regarde le chrono alors que je commence à être sérieusement entamé: 1h12, ouh là là il va falloir tenir encore un quart d'heure me dis-je (et je ferai même un peu de rab)! Premier coup au moral. Le petit groupe que j'ai devant moi, sur lequel je pensais réussir à revenir, commence à s'éloigner inexorablement; alors que je croyais avoir fait le trou derrière, je me rends compte que ça revient; et mes forces qui m'abandonnent petit à petit! Enième et dernière descente (j'ai passé les 1H30 au chrono), pour rallier le village on doit courir au bord d'un champ où on est tous à vue (bien pour ceux qui ont la hargne, moins bien pour ceux qui comme moi subissent!), et grimper une dernière côte avec une jolie rampe et des escaliers sur la fin: trop pour moi! Ma tête a lâché, je me fais doubler par deux concurrents dont un qui m'encourage (je fais donc si pitié?), je n'ai plus la force de lutter. Une seule motivation: en finir. Ça y est nous voilà en haut, dernière ligne droite pour passer sous l'arche, le cardio est encore quand même à 175 bpm, et délivrance! 44 ième sur 216 je crois, le premier me met 23'... Il y a longtemps que je ne m'étais pas dépouillé de la sorte, pourquoi est-ce qu'on fait ça?

Un jour plus tard, j'analyse cette course comme un demi échec, donc aussi comme un demi succès... Si j'ai le temps j'essaierai de mettre par écrit sur ce blog des explications, hypothèses... à ce verre à moitié vide ou à moitié plein! En tous cas l'entrainement n'est pas une science exacte et c'est tant mieux! 

 

07/10/2018

Course nature de St Jal, ou comment redécouvrir les sensations de la compet

Allez, un petit CR à chaud de ma course d'aujourd'hui! Je tiens avant tout à préciser ça fait vraiment plaisir d'épingler un dossard à nouveau, ma première course de l'année en fait...

Comme la plupart du temps lorsque je me rends à une course pas trop loin de chez moi,  je trais les chèvres avant de partir; c'est un réveil musculaire comme un autre...

Ce matin donc, lever à 4H30, environ 30 minutes de fromagerie, petit déj, et soin des animaux-traite. Lorsque je quitte la maison, il est 7H30, j'ai les yeux grands ouverts et je suis gonflé à bloc, malgré une forme que je sais "limite": j'ai repris un entrainement digne de ce nom seulement depuis trois semaines. Je sais que ce sera juste mais je n'ai aucun objectif et aucune pression, comme toujours d'ailleurs. Ce n'est pas à 40 piges passées que je vais commencer à me prendre la tête. Je suis là pour jouer, un point c'est tout.

A peine parti de la maison, je me rends compte que j'ai oublié mes runnings! Demi tour, j'aurais pu m'en rendre compte bien plus tard, coup de bol!

Après une heure de voiture sous la pluie (youpi!), essentiellement sur l'A20, je me retrouve dans le petit village de St Jal, au fin fond de la Corrèze. Inscription, échauffement de 25' pendant que les concurrents du 23 km s'élancent, ponctué de trois accélérations de 12"; c'est l'heure du départ, j'enlève mes deux t-shirt manches longues déjà mouillés, en enfile un court + manchettes, finis ma bouteille d'eau, mange une petite barre de patte d'amande, en mets une (sans l'emballage) dans la poche du short, on ne sait jamais si fringale, et me dirige tranquillou vers la ligne. 

Coup de feu, la meute est lâchée. Départ sur route et en descente, il vaut mieux être chaud! Car ça part vite bien sur. Ma stratégie? Ne pas surtout pas s'emballer, je ne sais vraiment pas où j'en suis, après plus d'un an sans course pédestre, et un été studieux mais peu sportif! Dur de ne pas se laisser emporter, mais je laisse filer les premiers, je ne suis pas kamikase non plus; à chacun sa course...

On bifurque sur une piste, La piste en fait, d'abord sur le plat puis en légère descente. Coup d'oeil sur le cardio: 177 bpm. Ça tape... Je me cale sur le rythme de la première fille, son allure me va bien, les puls redescendent un peu; ne pas s'emballer... Rapidement, je me sens un peu en sous régime, je saute donc dans un groupe qui passe. Bye bye... 

Ça court vite sur cette piste en faut plat descendant. Je m'accroche... puis viens mon second souffle, je commence à me sentir bien. Je force donc un peu plus l'allure, dépose le premier V3 (la forme les anciens). Cette piste est interminable, on a le temps de se concentrer sur sa souffrance... 

Enfin, on bifurque sur un sentier "trail" en côte; c'est raide mais ça passe en courant. Ça glisse mais les crampons des Hoka adhèrent, on n'est pas dans le bourbier non plus. Les puls remontent, 177, 178, je manque de rythme course et là je le sens! nous sommes trois ou quatre en file indienne, lorsqu'un coureur nous passe, coupe vent sur le dos, qui semble très à l'aise. Le moral en prend un coup...

Ravito; je bois un verre de coca et ça repart. On est sur la partie du tracé la plus intéressante: sentiers un peu techniques par endroits, alternance côtes et descentes courtes, bref enfin un parcours nature. Ah, enfin une descente piégeuse, rocailleuse, avec virages serrés en forêt! La course à pied qu'on aime! J'en profite pour fausser compagnie à mon compagnon du moment, sentant depuis un petit moment qu'il n'est pas très à l'aise en descente. 

On arrive à nouveau sur la piste caillouteuse du début, oh non il va falloir la remonter! Un panneau indique: arrivée 4km, le chrono indique 35' de course. Bon, ce n'est plus le moment de s'économiser, il est temps de ne plus penser à gérer. J'envoie ,avec les moyens du bord, d'autant plus que le concurrent que j'ai un peu distancé dans la descente précédente me colle aux basques. J'entends sa respiration saccadée, la mienne n'est pas mal non plus il faut dire. Le cardio indique 174 bpm, il n'a pas été beaucoup sous les 170 de toutes manières... Je suis dans le dur mais j'entends de moins en moins la respiration de mon compère, ça y est je sens qu'il ne suit plus. Mais, il revient! Et fort avec ça! Ah non, c'est un autre concurrent! Il a l'air à bloc mais avance de manière efficace, je "prends sa roue" mais ça ne dure pas, il est trop fort pour moi, quand on peut plus on peut plus. D'ailleurs, je sens mes forces (ou mon mental? Ou les deux?) m'abandonner progressivement, pour preuve le cardio oscille autour de 170 bpm, signe que je n'arrive plus vraiment à me rentrer dedans... 

L'arrivée à la gare de St Jal marque la fin de cette piste, ouf! Par contre il va falloir serrer les dents encore un peu, car le gars que j'ai distancé et un autre reviennent, et un gros raidillon sur la route nous attend pour rallier le village et l'arrivée! Allez, on jette ses dernières (mais vraiment dernières!) forces dans la bataille, j'ai mal mais je sais que derrière c'est pareil, j'arrête de penser, qu'est-ce que c'est dur! Le coeur bat à 180 bpm, les jambes brûlent, je suis au taquet. Plus que quelques mètres, je me retourne, c'est bon ça passe! 

Et ça fait du bien quand ça s'arrête! 0h55m23s, 15è au scratch sur 99 classés, 7è V1. Honnêtement je suis plutôt content de ce temps (il faut dire que courir sur cette piste aussi longtemps à l'aller et au retour n'avait pas grand chose d'un trail). Allez, de la régularité et ça devrait bien se passer sur la prochaine course, début Novembre!

Trail du transcailladou, reprise!

http://www.jorganize.fr/jorga/?p=12720

27/09/2018

On reprend les séances qui font mal...

Si tout va bien, dimanche 7/10, je participe à une course nature de 12 km, à St Jal, près d'Uzerche. Ça fait quelques temps que je cours un peu régulièrement, et depuis la semaine dernière, j'ai enfin un entrainement construit.

Cet aprem, durant ma sortie CAP (1h32), je me suis coltiné un joli bloc au seuil: 48', souvent au dessus de 170 bpm (174 max), pas en dessous de 160 bpm. Le genre de séance qui calme, surtout quand on manque d'habitude...

Demain repos avant de tenter un peu de VMA sous forme de fractionné samedi! On verra si les jambes ont récupéré...°°

17/09/2018

Allez, on ressort le blog de derrière les fagots...

Depuis avril, c'est silence radio sur mon blog... La dernière note était assez explicite je crois, pas besoin d'y revenir...

Quelques mois après, qu'en est-il pour moi?

J'ai effectivement mis la priorité sur mon métier d'éleveur fromager (que j'adore toujours), en même temps j'ai "tenté" d'être un peu dispo pour ma famille (le mot "un peu" est malheureusement assez approprié).

Le sport (à la base thème de ce blog :))? Les sorties vélo, route ou vtt, doivent se compter sur les doigts d'une main: je ne sais pas exactement car je n'ai pas tenu de carnet d'entrainement, un comble je sais; et oui pour cela il faut en faire un, d'entrainement.

Par contre j'ai maintenu une petite dose de CAP, sans douleur qui plus est, ça a été ma petite fenêtre décompression à moi.

Pourquoi je reviens bafouiller sur internet? Tout d'abord parce que j'aime ça, ensuite parce que je risque de m'"offrir" une fin de saison course à pied, sur des distances courtes bien sur: entre 10 et 20 km, en nature de préférence. Avec peut-être une première échéance le 7/10! 

Wait and see!

10:20 Publié dans ..°°° | Tags : saison cap | Lien permanent | Commentaires (0)

18/04/2018

Fin de la saison 2018...

Décidément, il y a un principe que j'ai vraiment du mal à prendre en compte: le principe de réalité!

Oui, malgré mon chantier bâtiment toujours en cours, je croyais pouvoir tout faire: paysan, maçon, cycliste...

C'est tout moi: à 40 ans passés, c'est toujours la même chose, je crois que je vais arriver à tout faire, et au bout du compte je fais tout mal, et me mets dans des situations de saturation complète et d'insatisfaction parce que je ne suis pas un sur homme tout simplement... Les années et l'expérience devraient me servir de leçon mais en fait pas souvent...

L'explication? L'envie tout simplement! Envie d'avancer dans mon métier, envie de continuer à jouer car c'est vital pour moi, envie d'être présent pour ma famille... Mais quand c'est trop c'est trop, cette année encore il y a un truc de trop dans ma vie; et la variable d'ajustement, comme d'hab, c'est... le sport.

Donc à partir de maintenant et jusqu'au mois de décembre, je vais être très radical: plus de sport du tout, à la place construction. Aux grands maux les grands remèdes... Sur le papier tout ça c'est très beau, en pratique c'est un peu plus délicat à mettre en oeuvre pour moi, car il y a risque de déprime, voire de dépression légère :-(

Enfin tout au long de cette année j'aurai un fil conducteur très motivant: celui d'améliorer nettement mes conditions de travail, et d'améliorer le confort de mes animaux. Soyons un peu raisonnable, ça vaut le coup!

Donc, mon prévisionnel 2018 sera, à quelques modifs près, celui de 2019! Si le ciel ne me tombe pas sur la tête! Ça je n'y crois pas, je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur :-)

Bonne saison à tous ceux qui auront le temps de s'entrainer en 2018, je vous envie!

26/03/2018

Brive Rocamadour, la suite quelques jours après...°

Je prends enfin le temps de me remettre au clavier pour finir mon CR entamé voici quelques jours...

C'est sous un ciel couvert et une température peu engageante que nous nous élançons de la Place Georges Brassens. Contrairement a il y a quelques années, le lieu ne grouille pas de vététistes, on ne se bouscule pas pour se "placer" sur la grille. Une bonne partie des inscrits ont sans doute décidé de partir de Borrèze, autre départ possible pour rallier la cité médiévale lotoise, ce qui raccourcit la distance à parcourir d'environ 40 km. Comme je les comprends! La météo tristounette étant probablement une autre raison...

Le moins que l'on puisse dire est que ça ne bouchonne pas, on peut se placer comme on veut dans les premiers km, car on "visite" les zones commerciales et industrielles de Brive Ouest-St Pantaléon; les organisateurs ont sans doute leurs raisons que ma raison à moi ignore, en tous cas on peut rêver mieux quand on s'engage sur une rando vtt... Bref.

Je ne suis pas suicidaire, donc dès le début je prends le parti de ne pas essayer de suivre le premier paquet qui a décidé de s'expliquer. Je les ai à vue un petit moment dans les parties dégagées des ZI, et me cale sur un rythme type "endurance haute", à max 150 bpm. 

Premier chemin: le bourbier! Vive le Limousin! Premières côte: en partie à pied, car la boue est omniprésente, collante, et les crampons sont immédiatement bourrés. Premières descentes idem, freesytyle et sur des oeufs, au moins c'est marrant. Heureusement que la suite fut plus praticable, car je me serais lassé... En fait plus on s'approchera de Roca et plus ça sera sec. Magie du sol calaire...

Au moins, le terrain gras met de la difficulté technique, car sinon on est en présence d'un parcours roulant. Enfin je n'aurais pas craché dessus en début de saison! :-)

Au bout d'une bonne heure, après avoir passé Chasteaux et que les chemins se font plus praticables, j'arrive au premier ravito. je ne m'éternise pas car je ne ressens pas de fatigue, je remplis juste à nouveau mon bidon aux deux tiers vide, mets des pruneaux dans ma musette et repars.

Un jeune avec un maillot de club de la Haute Vienne me passe, j'en profite pour prendre sa roue, ça tombe bien car je commençais à m'endormir; il met les watts, je reste derrière lui un moment, puis me sentant bien je prends des relais. On passe deux ou trois vététistes, on se fait passer par un VTTAE, tout roule... jusqu'au moment où dans une descente bien grasse et au milieu des flaques d'eau, mon compagnon du moment, fort sympathique et avec qui j'échange quelques phrases et réflexions, s'étale devant moi de tout son long. Je l'évite de peu, m'arrête pour lui demander s'il ne s'est pas fait mal, mais ne peux m'empêcher de rire, je sais c'est pas bien mais il n'est pas très beau à voir (moi aussi sans doute non plus, de toutes manières je ne peux pas me regarder dans le rétro!)! Je l'attends un peu, il a un peu de mal à se remettre en route, il est visiblement un peu "calmé". Bon tant pis, je file.

C'est ainsi que je rallie le village de Borrèze, département 24, où je rencontre Julien Bartoli de Sport Bike, surpris de me voir ici car pour lui "je ne faits plus Brive Roca", avec qui je discute un peu. Il me renseigne sur la suite des hostilités, me dit qu'en fait la rando fait 87 bornes (mince, moi qui trouvait que 80 c'était déjà beaucoup pour moi!)... 

Allez c'est reparti. J'ai un petit groupe devant moi, je me dis que je vais le rejoindre rapidement, en fait non, je ne le rejoindrai jamais... premiers signes de fatigue... On est sur le parcours commun avec la "petite" rando, parfois c'est un peu scabreux pour doubler, c'est le jeu on est sur une rando. 

Troisième est dernier ravito, on est à 26 km de l'arrivée, je ne peux plus voir le sucré en peinture et me jette sur un gros morceau de pain et une tranche de rôti... Le bonheur tient à peu de choses parfois. Bizarrement je me sens plutôt bien, je commence donc à pas mal envoyer, profitons-en... Je remonte un vététiste du long parcours, puis deux... un autre, toujours avec un maillot de Haute Vienne mais pas avec le même maillot (!) me passe en trombe, tête brûlée que je suis je saute dans sa roue. Il a une sacrée allure, je sens les crampes pas très loin mais ne le lâche pas, ne sachant pas trop où cela va me conduire; on ne se refait pas... 

Peu avant la résurgeance de St Sauveur et le magnifique single surplombant l'Ouysse, je tente de passer un raidar sur le vélo, qui passe bien à l'entraînement. Zut, je sens la crampe derrière la cuisse arriver, elle est proche, je la sens... Je descends de vélo mais c'est trop tard, je suis foudroyé, à terre! Les vététistes qui passent ne peuvent malheureusement rien pour moi, je me relève avec difficulté, tends le muscle, je devrai rester ainsi au moins cinq minutes pour que le muscle se décide à ne plus remonter! 

La petite dizaine de km qui reste sera pour moi un calvaire, ça tombe bien on s'approche de Rocamadour, lieu de pélerinage! On s'enfile la côte de Combe Longue la bien nommée, interminable pour moi et pour tous ceux qui m'entourent; je me cale sur le 30*42 (tout à gauche, je ne peux pas plus) et attends que ça passe, d'autant plus que je sais que pour rallier l'Hospitalet il faut redescendre puis remonter. On est enfin en haut, allez plus qu'une descente, je la négocie poignée en coin selle basse (merci la tige de selle télescopique, c'est un accessoire sacrément utile bien qu'un peu lourd), doublant un participant "à l'arrêt". Dernière côte dans la cité, cest fini, plus que quelques escaliers à gravir et une côte raide goudronnée en lacets, on y est! Pas mécontent d'être arrivé, pas mécontent de mon temps non plus, pas tout à fait 5h40 (j'ai oublié d'éteindre le chrono et n'ai pas regardé en arrivant), à presque une heure des deux premiers quand même. Je suis fatigué, je suis plein de boue, j'ai froid, j'ai faim, mais j'aime quand même le VTT!

Avec un meilleur foncier, quelques sorties avec du rythme, je devrais pouvoir venir à bout des parcours typés marathon dans de meilleures conditions, je sais ce qu'il me reste à faire... Avec un emploi du temps toujours aussi tendu...

 

21/03/2018

Brive Rocamadour: mise en contexte...°

Dimanche 18 Mars, j'ai donc participé, pour la première fois depuis de nombreuses années, à la rando VTT Brive Rocamadour. Belle manière de commencer une saison que je veux axée sur le vélo, bien qu'il me soit difficile d'avoir accumulé pas mmal d'heures de selle à cette période, qui correspond à la fin des mises-bas. Enfin c'est fait, je vous raconte.

Comme tous les ans depuis un moment maintenant, j'avais initialement prévu de commencer la saison par le trail des Césarines, puis par le trail d'Autoire début avril. Il m'est en effet plus facile d'être dans le coup sur ce type d'épreuve en fin d'hiver-début de printemps, car cela demande moins de volume d'entrainement, même pour les parcours "longs", d'une vingtaine de km environ.

Seulement voilà: fin janvier je me décide enfin à prendre RDV chez un osthéopathe, car je traîne une douleur au niveau du bas du dos depuis plusieurs mois. Celle-ci est présente d'abord pendant la nuit, puis au mois de Janvier elle devient plus ou moins chronique. Supportable mais quand même, je me dis qu'il y a quelque chose. Banco, l'osthéo me trouve deux vertèbres bloquées. La faute à pas mal de choses sans doute: boulot, sport, tensions... J'ai bien fait d'y aller! Dans le même temps, mon "bienfaiteur" a insisté sur le fait que je ne devais pas courir pendant quinze jours. Bien qu'un peu obstiné, je ne suis pas buté, je l'ai donc écouté; bien m'en a pris car à ce jour, je n'ai plus de douleur de dos, alors que j'ai repris la course à pied. Joie!

Tout cela pour dire qu'en raison de la "trêve du coureur", je me suis dit que ce serait une bonne occasion pour tâter à nouveau du vtt dès le mois de mars; chose que j'ai faite avec plus ou moins de bonheur!

Voilà comment je me suis retrouvé, presque malgré moi, sur la place de La Guièrle ce dimanche 18 Mars 2018. Enfin le plaisir est là, je rencontre des connaissances, que je vois peu depuis que j'ai pris de la distance avec le monde du VTT... Pour l'occasion j'ai quand même fait quelques sorties vtt ou route un peu longues, 3h30 max, mais je me doute que cela risque d'être insuffisant pour ne pas subir sur la fin.

La suite demain je pense, car je vais au dodo, je tombe et demain les biquettes seront au garde à vous comme tous les matins.

 

08/03/2018

Et si j'osais un calendrier?

Allez,cette année, je me risque à poster un calendrier de courses. J'ai encore mon "chantier bâtiment" en cours, mais qu'importe, j'ai retrouvé une motivation de cadet, alors j'espère que je vais pouvoir faire une vraie saison. On en reparle en décembre... 

La tendance: je vais à nouveau faire la part belle au vélo, et plus particulièrement au VTT. Ceux qui sont déjà allés sur ce blog ou qui me connaissent ne seront qu'à moitié surpris! Crise de la quarantaine ou retour aux sources? :-)

Pour fêter ça je vais reprendre une licence dans un club.

C'est parti:

-18/03: Brive Rocamadour, rando VTT de 80 km, que je vais aborder avec peu de bornes dans les jambes, mises bas en février mars obligent. J'en piaffe quand même d'impatience, car ça doit bien faire dix ans que je ne l'ai pas faite.

-15/04: encore une rando VTT, en prépa au premier objectif de l'année, en mai: le Roc Tréspouzien à côté de Cahors, connu pour proposer des parcours ludiques et techniques (et physiques!). Plusieurs parcours sont proposés dont un 100 km, je crois que le 60 km me suffira, je compte en profiter pour y mettre un peu de rythme.

-13/05: Cyclosportive "La Gaillarde", départ et arrivée à Lissac/Couze, 147 km et un parcours casse pattes à souhait: y a bon pour la seule cyclo de la saison, à côté de la maison!

-10/06: Granit Montana, 75 km dans le granit des Monts D'Ambazac: celle-là c'est ma chouchoute, une référence dans le petit monde du VTT, voir la vidéo sur le site de l'Ambazac Sprinter Club pour se faire une idée! J'espère y faire une belle course.

-15/07: Trail de Meyronne. Et oui je garde un pied dans la course à pied, et surtout je continue de courir au moins une fois/semaine, car j'adore ça, et je trouve que ça m'apporte pour le vélo; je suis toujours un fervent adepte de l'entrainement croisé, il suffit de voir comment certains triathlètes avionnent dans les trois disciplines pour s'en convaincre. Je choisis le "long" parcours, qui en fait est un vrai format trail court, à savoir 20 km. C'est pour moi un maximum, j'aurai un mois après la Granit pour faire  une transition, en roulant moins et courant plus.

-8/08: La Boucle De L'Eté, 9 km en soirée à Vayrac. Celle-là je ne peux pas ne pas la faire: Vayrac est à 4km de chez moi, le parcours est rigolo: une côte "mur" sur la route et une descente en chemin ludique, et en plus je profiterai de ma prépa pour le trail de Meyronne.

-26/08: rando VTT à Cublac (24). Environ 50 km sur un terrain technique et surtout très ludique, je l'ai faite en 2016, on voit que ce sont des vététistes qui l'on tracée. cela fera partie de ma prépa pour le gros morceau de fin de saison.

-16/08: Roc Lanzagais version chrono, du coup pas le choix de la distance, ce sera 100 km. C'est beaucoup pour moi, mais ça sera à mon avis moins difficile que le 75 km de La Granit Montana...

Pour la fin de l'année, si l'envie est là, je compte faire deux ou trois courses nature de petit format une quinzaine de km), ce n'est pas encore fixé, et encore loin... j'ai juste arrêté la date du 2/12, jour du Trail De L'Igue, pour moi dans sa version 14 km. 

Y a plus qu'à...

11/12/2017

Allez, on s'y remet!

Non, je n'ai pas abandonné mon blog! Pas abandonné la pratique sportive non plus! Juste un peu mis entre parenthèses en 2017, pour les raisons expliquées précédemment ... Parfois dans la vie, il faut avoir le sens du sacrifice.

Engagement en faveur de l'intérêt général (bien que ça n'aie pas vraiment porté ses fruits pour l'heure), bébé à la maison, chantier bâtiment... A propos de bâtiment, on peut dire que le mot chantier est approprié: vendredi dernier, en compagnie de Maxime, un copain (lui aussi vététiste et trailer, salut Maxime!), nous avons fait de la maçonnerie. Le hic, c'est que comme la météo avait annoncé seulement 0°C la nuit suivante, je n'ai pas mis d'antigel. Le samedi matin à 6H00, en sortant de la maison, le sol était dur: il faisait -5°C! Verdict: tout ce qui a été fait le vendredi est à refaire! Donc, jeudi prochain: démolition; et vendredi: rebelote! Mais cette fois-ci avec antigel et en couvrant! C'est en faisant qu'on apprend;) où comment perdre un temps pas possible.

Mais revenons à nos moutons. Dans le Lot, il a donc fait froid comme ailleurs, du coup je n'ai pas touché à mon vtt tout neuf depuis trois semaines. J'en profite pour courir (3-4 fois par semaine sur une durée d'1H30 environ) et pour travailler la technique vtt. Je passe 40cm en bunny up avec mon dirt, en pédales plates, et commence à me débrouiller en weeling, cool... Avec de la terre que j'avais décaissé, je me suis confectionné une double bosse dans les bois. Je ne l'ai pas encore testée, car il faut que je fasse de la place au niveau de la réception: je n'ai pas envie de m'emplafonner un arbre! Car il va falloir prendre pas mal d'élan pour réussir le gap!

Donc l'envie, elle est là. Le tout, c'est que je trouve le temps de m'entraîner correctement en 2018. Mais j'y crois; J'ai eu 40 ans en septembre, donc il ne faut pas que je dise toujours "plus tard", car plus tard il y aura toujours quelque chose, et encore plus tard il sera trop tard...

Très prochainement, mon programme "ambitieux" pour 2018!

 

22:40 Publié dans ..°°° | Tags : pratique, sport | Lien permanent | Commentaires (0)