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22/10/2019

Résultats de la course nature de LISSAC

Dimanche 13/10/19 j'ai participé à une course nature de 13 km à Lissac, sur le causse corrézien. D'une forme aléatoire, j'ai réussi à me classer 38 ème sur 230 arrivants dans la douleur.

Actuellement je cours après plusieurs lièvres professionnellement parlant. J'ai été recruté au CFPPA du Lot, à temps partiel, en tant que formateur en zootechnie et phytotechnie; tout en demeurant éleveur de chèvres pour l'instant. Je suis très excité (et un peu angoissé) par cette nouvelle double casquette, et je dois avouer que je dois être un peu partout à la fois! 

Tout cela mérite un article de "clarification"! Prochainement, promis!

En attendant voici les résultats de ma course d'il y a dix jours!

http://traildelapaix19.over-blog.com/2019/10/les-resultat...

22/09/2019

Trail de la Vallée du Célé à Brengues

Comme je l'ai écrit précédemment, je me suis inscrit sur le trail des faux monnayeurs (21 km et presque 1000 M D+), la semaine dernière, la fleur au fusil, un peu sur un coup de tête et sans objectif à part deux:

-Bien bosser. Contrat rempli, grosse sortie endurance haute;

-Kiffer. Là je dirais oui, dans le sens où j'ai pu lever la tête et profiter de superbes paysages surplombant la vallée du Célé. Et non aussi, surtout à la fin, la fatigue dûe à l'absence de longue sortie (sauf une le mercredi avant la course) s'étant faite cruellement sentir!

Allez, petit résumé et ressenti...

Bim bam boum, 10h05 le départ est donné. Surtout appliquer la consigne, ne pas se cramer dès le début pour pouvoir terminer la course. On est en fond de vallée, sur un chemin ombragé suivant plus ou moins le Célé sur rive gauche. De quoi parfaire l'échauffement.

Bien sur cela ne dure pas: on oblique à gauche sur un chemin se faisant rapidement raide. D'abord à la course, des petites descentes intermittantes permettant de se reposer un peu, puis à la fin à la marche, sur de gros pourcentages et droit dans la pente. Sans le vouloir vraiment, arrivé en haut lorsqu'on recommence à courir, j'ai grappillé quelques places. Nous longeons le bord du plateau, et avons le loisir de profiter d'un superbe paysage surplombant la vallée du Célé. Descente, d'abord caillouteuse, puis ombragée et plus souple, j'emboite le pas d'un concurrent. L'allure est plutôt tranquille pour mon cas, rien à voir avec les courses de 10-15 bornes. Je sais que devant ça allume sévère sur le 21 km, mais à chacun sa course...

Retour presqu'au point de départ, ravito et gros pétard, à grimper avec les jambes, mais aussi avec les bras. Le soleil tape déjà bien fort dans cet univers minéral à cette heure de la journée. Je passe en compagnie du groupe que j'emmène, le concurrent que je suivais dans la descente d'avant; il est déjà cuit et quasi à l'arrêt. La matinée va être longue pour lui...

En haut je commence à être émoussé moi aussi (cardio à 178 bpm!), déjà, même pas une heure de course... Moi qui voulais randonner pépère! Ah, dès qu'on a un dossard sur le dos, difficile de ne pas se laisser embarquer, forme ou pas forme! A ce moment je décide de temporiser, car je sais que je suis loin d'être au bout de mes peines...

Petites côtes, petites descentes, petites côtes... Bref le casse pattes qui va bien! De fil en aiguille on se trouve dans la longue descente qui nous reconduit dans la vallée du Célé; on évolue avec la meute des concurrents du 11 km, je ne vais pas beaucoup plus vite... Deuxième ravito, le bonheur! Je bois du sucré, avale des morceaux de bananes, j'ai vraiment le sentiment qu'il n'aurait pas fallut que j'attende plus longtemps pour avaler du solide, sous peine de fringale! Et ce malgré ma poche à eau...

Hop on repart, on traverse le Célé à gai (vraiment très peu d'eau), puis je me jette dans la troisième grosse côte de la matinée. Je pourrais courir-marcher mais je choisis de marcher uniquement, car je le répète je ne veux pas finir cramoisi! Pourtant je commence à l'être, que je le veuille ou non... Une fois en haut on surplombe à nouveau la vallée du Célé, cette fois rive droite. Toujours aussi magnifique... Le premier concurrent du 42 km (parti à 8h00) me rattrape doucement, je le laisse passer en l'encourageant, il fait de même, respect à lui pour sa perf... Courir à presque 10 à l'heure sur un tel terrain pendant 42 km, chapeau. Il prend quelques longueurs puis stabilise, il semble lui aussi entamé, comme je le comprends... 

Nous nous trouvons sur les hauteurs de Brengues, avant d'enquiller la route qui redescend au village. Chemin, descente roulante et sans difficulté à part quelques troncs d'arbres couchés à franchir, je ne me pose pas trop de questions, me laissant happer par l'attraction terrestre... mais me doute que l'orga nous a réservé une dernière petite surprise...

Ah, la voilà la dernière côte! Il va falloir grimper tout ce que nous avons descendu! C'est encore très raide, en plein cagnard, cette fois on sent que le thermomètre a dépassé les 30°C... Je pousse sur mes jambes, mains sur les cuisses, je sais que la pente va s'inverser une dernière fois pour rallier le camping municipal de Brengues. Je vois qu'on arrive en haut, je viens de rejoindre le premier du 40 et deux concurrents du semi; comme on ne se refait pas, il me vient à l'idée d'attaquer, histoire de me "finir" un peu. Je reste dans les pas, puis dès que j'ai récupéré un peu de fraicheur, je me remets à courir d'un coup, profitant d'une pente moins agressive. Peu après c'est la descente, je me lâche! Et personne n'a suivi...Chemin très pentu et peu matérialisé, je double comme je peux des coureurs du 11 km eux aussi carbonisés... On débouche sur le GR du château des anglais, à cet instant je sais que l'arrivée n'est plus loin. On entre dans le village, le camping, puis on passe sous l'arche! Pas mécontent d'arriver...

28 è sur 83en 2h27, pas si catastrophique que ça pour quelqu'un qui ne fait que du court en temps ordinaire... et des images plein la tête. Un grand merci aux organisateurs pour cette magnifique épreuve!

Des photos prochainement, si j'arrive à en pêcher sur internet!

Résultatshttps://www.trailvalleeducele.com/#Accueil.

10/09/2019

En fin de compte ce sera quatres...

... sorties la semaine 36, alors que j'avais envisagé en rajouter une cinquième. Quatre m'auront suffit et me suffiront jusqu'à la fin de l'année, car je ne me suis pas senti très frais en fin de semaine. Surtout faire preuve de patience, ne pas augmenter trop et trop vite la charge, meilleur moyen d'accumuler de la fatigue et de se blesser... D'ailleurs j'ai une douleur sous le pied droit, à surveiller. Aujourd'hui mardi 10/09 je ne suis pas allé courir, et cette douleur a régressé. J'espère qu'après cette nuit ça ira encore mieux, car demain j'ai prévu une grosse sortie. Résumé de la semaine passée et explications.

-Mardi 3/09, soir: 1h27 avec 5 * 4'-4' en côte, bpm max 180;

-Mercredi 4/09, PM: ne sentant pas trop le mal de jambes d'hier, je me fais "un peu plaisir" en forçant ponctuellement en côte, et accélérant aussi ponctuellement en descente. Bref une sorte de fartlek, sans cardio, aux sensations. 1h29. Gare au retour de bâton;

-Jeudi 5/09, PM:bingo! Du mal à finir mon footing (1h21), content de rentrer! Bien sur zéro sensation, ou si que des mauvaises;

-Dimanche 8/09 AM: il m'aura bien fallu deux jours sans courir pour retrouver des jambes à peu près correctes. Pas celles des grands jours mais cela n'est pas grave, je dirais même que c'est plutôt bon signe car cela veut dire que j'ai bien bossé. Je me fais quand même un joli bloc: 2 * (9' en 1'-1'). Récup de 3' entre les deux séries (le temps de redescendre la côte). BPM max 168, pas top top mais pas cata non plus. Manque de fraicheur et mental pas complètement "dans l'exercice" (les deux étant sans doute liés). 1h34 en tout.

Donc une semaine d'entrainement assez classique pour moi.

Il ne faut pas rêver, je ne serai pas compétitif dimanche pour faire une perf sur le court. Donc j'ai choisi de m'engager sur la distance au dessus, soit 21 km et presque 1000m D+, sans objectif, en mode "rando active". Enfin cela représente déjà un gros morceau pour moi qui suis  habitué aux courses natures, sans être inaccessible, pour peu que je ne me laisse pas entrainer par la meute de devant et que je me mette sur le frein au moins sur la première moitié de course! Donc la consigne pour dimanche, c'est: profiter du parcours, des paysages, et voir sur la fin s'il m'en reste un peu. Pour ne pas être complètement à la rue cependant, demain mercredi j'ai prévu une sortie trail d'environ 2h30, avec un peu d'intensité si je me sens bien. Genre de gros effort, dans le but de surcompenser dimanche 15, et de voir si une séance longue passe bien, quitte à marcher un peu sur la fin si j'en ai plein les pattes. 

De toutes manières, au trail de la vallée du Célé, il me manquera et du foncier, et de la vitesse. Peu importe, l'important est de s'y remettre!

03/09/2019

Et le sport dans tout ça?

Voilà bien longtemps encore une fois que je ne suis pas allé écrire quelque chose sur mon blog...

Comme tous les ans, j'ai passé un été très chargé niveau travail. Depuis début mai et les premières coupes de foin, je me suis coltiné certaines semaines allant jusqu'à 100 heures de boulot. Et moins de 70, y a pas... Difficile dans ces conditions de planifier un entrainement digne de ce nom... Donc pour moi et comme tous les ans depuis un paquet d'années déjà (le temps passe très vite, mon installation remonte à l'automne 1999: 20 ans!), entre début mai et fin août, c'est entretien. Concrètement cet été ce fut entre zéro et trois séances hebdos de cap d'une durée de plus ou moins 1h30, en endurance. Ah si: j'ai casé trois sorties vélo de route (n'ayant plus de vtt pour l'instant), d'une durée de 2h30 à 3h30, en endurance aussi bien sur.

La semaine dernière je suis parvenu à sortir quatre fois, et j'en ai profité pour reprendre l'intensité. Voici le détail:

-Lundi 26/08, entre midi et 14H: 1h08 de cap sur terrain valloné en nature, allure cool;

-Jeudi 29/08, PM: 1h30 en nature, 29' au seuil (172 bpm max);

-Samedi 31/08, soir: 1h34 en nature alternant côtes et descentes sous des températures de presque 35°C, 39' au seuil (175 bpm max);

-Dimanche 1/09, AM: 1h29 sur le plat, alternance route et chemin blanc, sur le plat; récup.

Voilà qui commence à ressembler à un entrainement. Cette semaine je vais essayer d'intégrer une séance de plus, et de mettre un petit peu plus d'intensité. J'écrirai le contenu une fois celle-ci écoulée, on verra si j'ai rempli le contrat ou pas!

Aujourd'hui mardi j'ai commencé ma semaine d'entrainement par une très bonne séance (1h27): échauffement de 32', puis 5 * ( 4'-4'): 4' en côte raide, à la limite de ne pas pouvoir courir à certains endroits, et 4' en redescendant en footing. Je suis monté à 180 bpm au max, bien pour moi... bref j'ai bien buffé, à tel point que la cinquième et dernière série a été un peu de trop, car très laborieuse et poussive! Un vrai petit calvaire... Enfin il faut bien recommencer par quelque chose! Première course prévue le 15/09, si tout va bien...

Tout ça pour dire que j'espère que je suis entrain de reprendre un bloc de compétitions (toujours sur des courses nature de format court) qui devrait m'amener jusqu'à la toute fin de l'année. Et après? Belles randos et course à pied sans forcer au mois de janvier, ou coupure active et contemplative. Oui mais après??? Gros, gros changement, pour ne pas dire bouleversement, et là je ne parle pas de sport... Ceci fera l'objet d'un, voire de plusieurs articles, en temps voulu et sans tarder. Wait and see selon une de mes expressions favorites!

28/04/2019

Trail du facteur: chassez le naturel...

... Il revient au galop. Par là j'entends que j'aime le court en course à pieds, et qu'après une petite incursion sur du plus long (trail d'Autoire, 20 km, pas non plus un ultra), je reviens sur du vrai format "short track". Par goût bien sur, mais aussi par la force des choses. Explications.

Depuis le trail d'Autoire, le 31/03, mon entrainement a été pour le moins décousu: les deux semaines qui ont suivi, je n'ai pas effectué une seule séance de sport. Pas le temps. Et la tête à finaliser un dossier de validation d'acquis, qui me tient très à coeur et pour lequel j'avais une échéance à la fin avril. Les dates bûtoires c'est bien, car quand on n'a pas le choix... on n'a pas le choix. Et jusqu'à la semaine dernière, j'ai donc été tendu vers ce seul objectif. Voilà qui est fait, je me sens presque orphelin maintenant que c'est fini... Enfin presque fini, puisque début juillet j'ai un entretien avec le jury; verdict juste après. J'ai donc repris la course à pied seulement la semaine dernière, avec trois séances d'environ 1h30: la première en endurance, reprise oblige, les deux autres contenant de l'intensité. Je ne suis monté en puissance qu'après, avec une super semaine réalisée, dont voici le détail:

-Mardi: 1h32. Route sur le plat. 36' en 1'-1' (177 bpm max), sur le plat toujours, gros bloc de fractionné qui m'a laissé un peu sur le carreau en fin de séance, mais avec l'impression d'avoir "bien bossé".

-Mercredi: 1h28. Nature, valloné. Pas de série. Pas de jambes non plus (!).

-Jeudi: 1h31. Footing sur route plane. Encore les jambes un peu en coton. Seul objectif de la séance: surtout faire cool.

-Vendredi: 1h27. Sortie typée trail, fartlek "doux". Très bonnes sensations, très bonnes jambes, envie d'accélérer mais je me réfreine, je pense à dimanche. Durant cette sortie je me suis fait notamment une série de 5,5 X une boucle de 6' environ avec un "pétard" monté en partie en marche rapide sous le chateau de Blanat, et une descente plus longue et moins pentue, où je me lache plus. En fait je "fais" les descentes, et pas trop les côtes. Terrain gras et glissant, j'adore, et la nature aussi, elle commençait à creuver de soif.

-Samedi: 0h58. Footing récup, toujours sur le plat. Je ne me sens pas "à la couenne", mais j'y vais cool cool, avec l' impression que ça va mieux en fin qu'en début de sortie.

-Dimanche: la course.

Voilà pour la mise en contexte, les faits maintenant. Je choisis donc de m'aligner sur le 13 km et 400 m D+, car le 25 km et 1200 m D+ est beaucoup trop pour moi, n'ayant pas réalisé une seule longue sortie depuis Autoire. Je me doute bien que je ne serai pas à la rue, car mes sensations depuis ma "reprise" sont bonnes. Par contre je sais aussi que je ne jouerai pas les trouble faits, mais ça n'est pas ma préoccupation: je viens juste m'amuser et me vider la tête!

Dès le départ ce matin, je me suis senti pas trop mal: je me retrouve dans les 20 premiers sur la partie plane post départ, et commence à remonter dans la première côte, très gadouilleuse et pleine de flaques. S'ensuit une descente plus pierreuse, peu piégeuse donc rapide; je suis dans un groupe de trois, un peu sur le frein, ne voulant pas me cramer trop tôt. 

On est en fond de vallée, sur un single un peu casse pattes, mais qui se négocie pleins fers. Je ferme la marche d'un groupe de quatre, suivant sans trop de problèmes. Suite à une petite erreur de parcours tout de suite rectifiée de mes compagnons, c'est moi qui ouvre. Je durcis un peu le rythme, et voilà que l'on attaque la deuxième côte. Au détour d'une épingle je me rends compte que j'ai fait mal, car j'ai creusé un petit écart. Seul un concurrent me suit, il me colle même aux basques. Il fait le forcing, s'excuse, je le laisse passer, il est facile, je ne le reverrai qu'à l'arrivée.

En haut de la bosse on arrive au deuxième ravito. Arrêt express pour moi, le temps d'avaler un tiers de verre de coca et un bout de banane. Un concurrent est à l'arrêt, il accuse le coup. La pente s'inverse, pas de question à se poser, je me lâche. Descente en épingles, je suis talonné par un groupe. Arrivés en bas on remonte illico en pente douce. A ce moment c'est dur pour moi: le concurrent qui me précède se fait la malle, je ne l'aperçois que par intermittence, et j'ai quatre ou cinq gars sur mon porte bagage. Ça y est, ils ont fait la jonction. Un d'entre eux prend le relais, je ne le lâche pas d'une semelle. La pente douce est maintenant très raide, de sorte qu'on la termine à la marche. Je m'accroche à mon meneur, et suis d'ailleurs le seul, derrière un petit écart s'est créé. En haut de la butte on arrive sur un chemin large, puis sur une petite route bien exposée au vent. J'en profite pour m'abriter derrière mon compagnon, j'ai le droit car j'ai beaucoup emmené jusqu'à présent! Une fois que je me suis un peu refait, je le passe à nouveau, tout en en rajoutant une petite couche, histoire de voir ce qu'il a dans le ventre... et lui prends quelques longueurs, mais tout cela est très fragile!

Encore une descente tout en épingles. Je ne fais plus semblant, je lâche presque tout mais n'arrive pas à creuser d'écart! Pourtant je suis combatif aujourd'hui... Petit fond de vallée, troisième ravito devant lequel on passe sans s'arrêter comme des impolis (!), et voilà le clou du spectacle: un mur se dresse devant nous, nous n'avons plus qu'à l'escalader en poussant comme on pourra sur les cuisses, en s'aidant des mains et de la main courante! J'emmène à nouveau un gros groupe qui s'est reformé. Ceux qui laisseront le moins de plumes à l'issue de cette dernière côte sont ceux qui rallieront la ligne les premiers! Le cardio monte à 178, les cuisses brûlent, là je peux dire que je suis en souffrance... Un concurrent lâche un "c'est horrible" qui vient du coeur, auquel nous souscrivons en silence... Personnellement je suis toujours en tête, et parviens même à creuser un petit trou... 

Enfin en haut! "Bon, maintenant, si tu veux conserver ta place il faut relancer!" Pas de répit donc, je me lance sur le chemin de crête qui suit, puis dans la descente sinueuse et peu matérialisée qui suit à corps perdu... Je me trompe même un instant, mais retrouve très rapidement la voie grâce aux rubalises. On arrive en vallée, on nous annonce un gros km de course restant. Cela fait un petit moment que je ne me pose plus de question, je continue presque à bloc, me retournant de temps en temps. J'ai deux concurrents à une trentaine de mètres, mais ils ne gagnent pas de terrain... Le cardio est toujours à 175 bpm lorsque j'entends le speaker et aperçois l'arche, plus que quelques dizaines de mètres, c'est bon je peux couper l'effort! Poignée de main avec mes deux poursuivants, blagues... Yeah une table de ravitaillement avec du coca, le bonheur tient à peu de choses, ça c'est sur... 

En fin de compte je m'en sors bien: 1h10, dixième au scratch sur 160, quatrième V1, et surtout de bonnes sensations de courses... De bon augure pour la suite de la saison? Oui, si j'arrive à m'entrainer à peu près comme je veux!

http://www.runningmag.fr/UserFiles/chrono/16631.pdf://www...

31/03/2019

Résultats complets trail d'Autoire

http://www.runningtrail.fr/pages/course-6270-Trail-d-auto...

trail d'Autoire: beau temps, beau terrain de jeu, du monde...

Il y a trois semaines, à l'arrivée du trail des Césarinnes, je discute avec deux copains, et on se monte le bourrichon pour faire le 20 km à Autoire; pour ce genre de trucs il ne faut pas me forcer beaucoup, alors, une fois la décision prise, j'adapte ma prépa en vue de cet objectif. Ces dernières années j'ai délaissé le trail pour me focaliser sur les courses natures, plus courtes et très rythmées. Je m'y adonne en hiver, alors qu'au printemps et été je bascule sur du plus long, mais... à VTT, éventuellement vélo de route avec une belle cyclo par ci par là. Enfin ça c'est la théorie. 2018 a été très mouvementée pour moi côté boulot, donc le sport a été mis entre parenthèses une bonne partie de l'année, et 2019 s'annonce pas mal non plus à ce niveau-là... Remises en question diverses, validation d'acquis d'expérience (je finalise un joli dossier, moi qui aime écrire je suis servi), bref toujours pas de place pour une pratique telle que je la conçois sur le vélo, c'est à dire axée sur des épreuves plutôt longues, à VTT et vélo de route. D'ailleurs, j'ai fini par me décider vraiment à mettre mon VTT en vente, et il est parti depuis peu. Je me sens un peu "tout nu" sans VTT, mais on s'y fait bien en fin de compte. Et puis c'est pour mieux replonger... 2020? J'espère!

Tout ça pour dire que s'il y avait un moment pour moi pour passer du format course nature au format trail court, c'était bien cette année. Depuis la course des Césarines donc, j'ai pu caser trois sorties longues en courant: une de 2H25, une de 1H55 (avec un gros bloc de 55' à un rythme seuil), et une de 2H21, mercredi dernier. Et à mon agréable surprise, elles sont assez bien passées, pas comme une lettre à la poste mais presque. Et en plus j'y ai pris du plaisir! Par contre là, je me trouve sur un format plafond: je n'ai pas l'intention de préparer des trails genre 40 km ou plus, car d'une part ça ne m'attire pas (j'aime les courses où ça va vite), d'autre part je retomberais dans un volume important d'entrainement, et là je préfère largement le faire à bicyclette!

Ce matin au trail d'Autoire donc, je me présente assez serein, quoiqu'un peu fatigué (satané changement d'heure, fromagerie et traite avant de venir, la nuit a été courte... et l'après midi d'après un peu longue car j'ai du taf). Il fait super beau, il y a plein de monde (224 arrivants sur le 12 km et 165 je crois sur le 20 km, gros succès, sans parler des randonneurs), on est en plein milieu d'un cirque naturel à couper le souffle (nous les locaux on a l'habitude de le voir mais personnellement je ne m'en lasse pas), bref tout le monde a la banane et ça fait un bien fou. Merci beaucoup les organisateurs(trices)!

Un peu plus de 10H00, après 20' d'échauffement cool pour moi et quelques étirements, on est lâché. Petit tour dans le beau village d'Autoire, et hop, gros pétard (pas mouillé, on ne glisse pas c'est déjà ça) en monotrace qui mène la troupe en file indienne sur le plateau. On marche-court dans les marches calcaires, chacun sa technique... A quelques dizaine de mètres devant moi je vois une fille, super affutée qui a l'air très à l'aise, elle m'impressionne... et finira 10 ème au scratch, respect!

Arrivés en haut, on est à bloc mais il faut accélérer. Le parcours est à tendance descendante, pas trop de questions à se poser même si les cuisses tirent déjà. Arrivés dans la vallée de la Bave, il est temps de se hisser jusqu'au village de Loubressac. Là ça tire de plus en plus... Je serre les dents et tente de m'accrocher à un groupe de cinq. Au fur et à mesure de la côte ce groupe se disloque, nous nous retrouvons à deux, avec un concurrent devant qui fait le yoyo: on le rejoint, il accélère et nous lâche. J'avale une patte d'amande, tire sur le tuyau de la poche à eau, il commence à faire chaud. 

A la fin d'un autre petit raidard au pied du village où la marche est de rigueur, enfin pour moi tout du moins, on foule les ruelles du superbe village de Loubressac, pour moi un des plus beaux du Lot, c'est dire (!), et on se dirige à nouveau vers les falaises d'Autoire. Voici la partie de la course où je me suis le plus ennuyé, et où j'ai eu du mal à maintenir l'allure. Le cardio, qui était bloqué aux alentours de 170 bpm jusque là, redescend à 160. Mon compagnon, avec qui je jouais au chat et à la souris depuis un moment, me fausse doucement mais surement compagnie, sans que je puisse réellement lutter... Au détour d'une épingle, je vois deux concurrents qui reviennent sur moi: "ah non"!

C'est à partir de ce moment que j'en remets une couche. Ça tombe bien, on arrive en bord de falaise, et le terrain se fait à nouveau technique, youpi! Je me focalise enfin à nouveau plus sur les pierres où je mets les pieds que sur ma souffrance, et comme par enchantement, je suis plus combatif, le cardio remonte... jusqu'à 175 bpm, et ça sent la fin de course! Le chrono indique 1h29 lorsque j'y jette un oeil, je me dis que moins de deux heures c'est jouable...

A y est, on arrive aux voies d'escalade, on descend les escaliers métalliques raides, on est sur le GR qui mène au pied de la cascade. Et on se retrouve avec les concurrents du 12 km; motivation pour doubler, mais parfois de manière scabreuse, surtout au pied du château des anglais, avec ses passages raides et techniques où il ne faut surtout pas se louper, sous peine de grosse cabriole... ne pas penser à ça à cet instant! 

En bas de la descente je suis détruit, j'ai les quadris tout raides, il est temps d'arriver... On se refroidit un peu les pieds en traversant la rivière, et, oh non! Encore un pétard! Le concurrent du 20 qui m'avait un peu semé est là, à quelques mètres, mais on est tous dans le dur, et je n'arrive pas à boucher le trou avant de basculer une dernière fois, les places sont définitives... Je jette un peu tout ce que j'ai dans les dernières centaines de mètres, un peu trop d'ailleurs, car peut-être à trois cents mètres du passage sous l'arche, alors que je relance avec l'énergie du désespoir, je butte sur une racine et m'étale de tout mon long dans un nuage de poussière, me rapant le genou droit (oui le fragile, c'est toujours sur celui-là que je tombe) et le ventre. Il fallait bien ça pour finir en beauté...

Bilan: 1h53, 22 ème sur 165 au scratch; plutôt content pour ma "montée" sur trail court... Vite fait le temps du premier: un écoeurant 1H23, pour cet "avion" local!trail d'Autoire

17/03/2019

Course nature des Césarines, bon début de saison!

Pas de CR, étant actuellement un peu débordé. Pour résumer cependant ma course, je dirais que j'ai tout de suite vu que j'étais dans le coup, car je me suis retrouvé dans les 15 premiers une fois le départ donné, et ce sans être à bloc. Les cinq kilos en moins sur la balance expliquent tout, mon entrainement n'étant pas meilleur qu'en fin de saison dernière... Encore moins trois kilos et je serai sec, ne relâchons pas les efforts!

http://www.runningtrail.fr/resultats/2019/Trail-des-Cesar...

 

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23:42 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, césarines | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2019

Trail de L'Acqueduc 2019: Ouch!

50815293_330870524197638_3016301591486529536_n.jpg51375870_1973046432997939_5910007103900090368_n.jpg51087987_329275927687058_6518502767428894720_n.jpg50898508_500111870396823_9206713185858486272_n.jpg50881531_260108424915130_5096262143070699520_n.jpgC'est assez rare que je fasse des courses au mois de janvier, cette période étant plus propice pour moi pour aller chiner en rando dans des coins que je ne connais pas trop, observer, découvrir, contempler, rêver, avant d'attaquer un peu plus tard un entrainement plus spécifique, plus sérieux et structuré, normalement en vue d'échéances vélocipédiques au printemps. Autres temps autres moeurs, transition, projets, tout ça tout ça... ont fait qu'en 2018 je n'ai repris la compèt qu'au mois d'octobre, et en mode course à pied. Je ne me sens donc pas "usé", ni physiquement ni moralement, et j'ai encore envie d'en découdre et de m'amuser en course. Et comme je sais que cette épreuve (que j'ai faite en 2014) est une petite tuerie, il n'a pas fallu que je me force beaucoup pour m'y inscrire.

Après quelques échanges sur Messenger, on se retrouve à trois, après s'être rencardé à Gramat, dans la voiture de Maxime, en compagnie de Jeremy, un copain très sympa à lui.

Arrivés au sympathique village de cours, en haut d'une butte dans le calcaire au Nord de Cahors, notre première impression commune nous saute dessus: "Fait pas chaud! Manquerait plus qu'il pleuve!" Ce qui, bien entendu, ne manquera pas d'arriver. Rafales de vent, pluie glaciale horizontale, terrain grassouillet à souhait, voilà le menu du jour! Quoi de plus normal un 27 janvier...

Rituel d'avant course: retrait des dossards, mise en tenue de combat (torse nu dehors c'est juste!), échauffement de 20' pour moi, et "mise en grille"; je me place plutôt vers l'avant en bon optimisme que je suis, Maxime un peu plus loin, Jeremy plus au fond, il reprend juste la course à pied. 

Top départ! Petite côte sur la route, qui débouche sur une piste descendante, puis un chemin boueux descendant, puis sur une trace descendante et méga savonneuse... J'aurais bien aimé me retrouver spectateur à cet endroit, car on se croirait sur une piste de bowling, la piste étant le chemin, les quilles étant... nous, soit debout vacillants, soit au sol en train de glisser! Au passage, bien que j'ai beaucoup glissé, ne je serai pas tombé de toute la course, un vrai petit miracle...

Nous voilà en bas, le pire est à venir! Je reconnais le pied de la première grosse côte, nous y sommes passés en 2014. Côte très raide en monotrace, on n'a plus qu'à marcher, les mains sur les cuisses et le buste penché en avant en attendant que ça passe;  le trailer sait faire preuve d'abnégation, personne ne bronche. Personne? Si j'entends un râle, et j'identifie la personne en haut de la dite côte: un participant (le premier V3 en fait) fait un bruit de tous lesdiables, gémissant en même temps qu'il évolue... On a presqu'envie de lui porter secours!

Km 5 environ, premier ravito; j'ai senti des prémices de crampes dans les deux mollets dans le gros raidard précédent, il s'agit donc de boire. Un verre d'eau + un verre de coca = crampes oubliées. Je repars aussitôt en compagnie des deux premières féminines. Elles sont quasiment au coude à coude, la bagarre fait rage! On est sur une partie assez roulante (oui il y en a eu un peu quand même!), par contre on essuie une averse à nous glacer les sangs. Et hop, descente, la plus technique; j'en profite pour fausser compagnie aux deux concurrentes, et pour grappiller quelques places, restant un peu sur la retenue quand même, je n'ai pas envie d'aller au tapis au milieu de ces marches... Ou comment descendre sur des oeufs...

Bon ben voilà, reste plus qu'à remonter maintenant! La côte se court dans un premier temps, on remonte un fond de combe. Puis la pente se fait de plus en plus raide, au point que tout le monde adopte à nouveau la marche. Et qui est-ce qu'on rejoint à nouveau? Notre ami le râleur! Impressionnant, on dirait qu'il est sur le point de défaillir à chaque instant! En plus il perturbe la quiétude des lieus! Technique ou stratégie? Sur la crête qui suit nous sommes trois à le passer, j'espère qu'il ne nous rejoindra plus... Troisième grosse descente, rapide celle-là. Je ferme la marche, on plonge, et on ne fait pas semblant; supers sensations de vitesse, je suis la trajectoire de mes prédécesseurs sans me poser des questions...

Km 10 environ, deuxième ravito, ça commence à sentir bon... Un verre de coca plus tard me voilà à nouveau en course. Et mince! devinez qui est devant moi? Notre V3, qui semble agoniser mais ne s'arrête pas aux ravitos! On attaque en plus le coteau de l'acqueduc, un des endroits les plus techniques et étroits du parcours, où doubler est assez ardu. Je reste derrière lui un moment, profitant de la situation pour récupérer un peu. Là je crois qu'il est très émoussé, il commence à trébucher sur tout ce qui dépasse et ne fait pas preuve de grande agilité, s'agrippe à tout ce qu'il peut... Derrière c'est revenu, c'était pas loin de toutes façons, et ça commence à s'agacer; notre homme sait qu'il commence à provoquer un bouchon mais ne s'en émeut pas et n'a pas décidé de laisser la voie libre. Serait-il un brin mauvais perdant? Passé l'acqueduc qu'on traverse accroupi et dans le noir complet à un moment (attention aux têtes, le calcaire c'est dur!), j'estime qu'il est temps d'accélérer, lui demande pardon et "force" un peu le passage; mes suiveurs font de même, il est contraint de se dresser. 

Route, ça fait bizarre, c'est quoi ce revêtement, j'en trébuche! Vallée du Vers, on traverse sur une jolie passerelle en bois, puis on longe la vallée. J'allonge la foulée; j'ai à ce moment-là une impression assez bizarre: je ne sais pas trop s'il me reste des ressources ou pas, car je ne suis pas tellement en souffrance.

Panneau "arrivée dans 2 km"! Dernère côte. Jai la réponse à ma question: je ne suis pas complètement cuit, mais ne suis pas capable d'en rajouter une couche pour faire la différence, d'autant que la première fille vient de me redoubler, "coachée" par son copain qui la motive du mieux qu'il peut. Virage en épingle, je les repasse à nouveau tous les deux, elle aussi est très fatiguée, prête à craquer, presque uniquement portée par les encouragements de son compagnon. Et par la pression de la deuxième fille qui n'est vraiment pas loin non plus! A partir de là je ne doublerai plus personne, pousse une dernière fois sur mes jambes dans le dernier raidillon au pied des maisons, relance comme je peux dans le village, et passe l'arche, ouf! 1h33'47", 30 ième sur 248 arrivants, très loin de Johny "the machine" Lherminier qu'on ne présente plus, coureur lotois vraiment au dessus de la mélée, et qui atomise chaque course locale à laquelle il participe... Et respect à celles et ceux qui se sont engagé(e)s sur les deux parcours les plus longs, gros courage vues les conditions météo!

Maxime finit à la 113 ième place,  avec un temps de 1h51'52", et Jeremy... je ne sais pas, je ne l'ai pas trouvé dans le classement, pardon Jeremy, tout ce que je sais c'est qu'il explose son temps de l'année dernière de 20', pas mal pour quelqu'un qui reprend tout juste! Et, chose essentielle, nous tous trois contents de notre matinée à crapahuter dans un si bel endroit. Enfin, on ne le dira jamais assez, merci beaucoup aux organisateurs et bénévoles sans qui rien n'est possible.

Maintenant place à un peu de récup pour moi: cinq jours sans courir qui marqueront la fin de ma saison automne-hiver 2018-2019, avant de reprendre en douceur, pour attaquer la saison 2019 avec probablement la course nature des Césarines, le 10/03... 

 

23:34 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, acqueduc, 2019 | Lien permanent | Commentaires (0)

Impressions hivernales...

http://www.runningtrail.fr/resultats/1548667369-res13kmaq...

https://ok-time.fr/resultats/?course=119792

Deux courses deux ambiances... et résolutions de nouvel an!

Quelques précisions: Naussanes, Dordogne, le 30/12/18. A l'arrivée du 15 km sur route, pas si facile que ça il est vrai car sur parcours vallonné, mon chrono indique 1h06, alors que j'étais plutôt bien préparé et que j'espérais me rapprocher de l'heure (1h01-1h02 m'auraient suffit!). 

1h01, c'est le temps que j'avais fait 5 ans auparavant; avec une prépa orientée multisports: à cette époque je courrais moins, mais mon entrainement hebdomadaire tournait autour de ma sortie longue rituelle du lundi à vtt, de l'ordre de 3H30. A cela se rajoutait, toujours selon mon plan hivernal axé CAP, deux sorties CAP d'1H30 avec de l'intensité, et une "mini séance" de 0H30 en footing. 3H30 de VTT + 3H30 de CAP = 7H00 + 1H30 d'escalade bloc en salle, qui faisait office de PPG, gainage, que j'adorais! Malheureusement, mon travail, ma famille... ne me permettent pour l'instant plus de faire ni VTT, ni vélo de route (trop chronophages), et je n'ai plus le temps non plus d'aller à l'escalade à St Céré. Je dis pour l'instant, car je n'ai pas du tout abdiqué, juste mis entre parenthèses ces pratiques. Ça, c'était le schémas type d'une semaine "active", c'est à dire environ trois semaines sur quatre; la semaine d'après course étant plus light.

A l'automne dernier, faute de temps, j'ai décidé, lors de ma reprise de la compèt, de me focaliser sur la CAP. Préparant des épreuves de format court (pas plus de 20 bornes), je me suis concocté un entrainement très simple à base de 4 séances d'1H30 de CAP / semaine = 6H00 de CAP "qui passent bien", c'est à dire que j'assimile visiblement sans trop de fatigue, car j'arrive à enchainer les sorties avec une fraicheur correcte. Cet hiver, je me suis dirigé vers deux séances de footing de 0h45 en plus, pour rajouter un peu de volume sans trop hypothéquer mes journées. Et jusqu'à présent je ne suis jamais parvenu à "rentrer" ce training, trop fatigué et n'insistant pas du coup. Les deux dernières semaines avant le trail de l'acqueduc, j'y suis arrivé en "trichant", c'est à dire en remplaçant une sortie d'1H30 de CAP endurance par une rando d'1H30. J'y suis donc presque... et ne compte ni augmenter le volume ni le nombre de séances, juste arriver à assimiler ce plan, qui je crois peut être efficace, et digeste aussi sur le plan mental (pas de saturation). Ce qui ferait 7H30 environ de CAP / semaine, toujours trois semaines sur quatre, en alternant bien sur les séances "qui font mal" avec les séances endurance voire endurance basse (récup). La semaine d'après course étant toujours plus légère, par exemple deux séances d'1H30 et deux séances de 0H45, sans forcer ou presque. Très important, le plaisir est toujours là, bien que le vélo et même l'escalade me manquent! Nouveauté 2019, je vais essayer de caser deux-trois petites séances de gainage de 15' / semaine, + réintroduire de temps en temps du travail de technique vtt, sur des durées courtes (0H45 max de wheeling, bunny up...), just for fun et en vue d'une reprise future (2020?)! 

La morale de l'histoire? L'entrainement croisé, en plus d'être super plaisant, et aussi moins risqué au niveau des blessures, peut être très efficace pour préparer des trails courts ou des courses sur route jusqu'au semis marathon, c'est en tous cas ce que j'ai pu vérifier...

Autre point stratégique à améliorer chez moi, et à résultat garanti pour gagner des minutes sur les courses en 2019: perdre du poids! Je me suis pesé après Naussanes, et là j'ai dit stop: 83 kg pour 1m81! Comment faire des temps dans de telles conditions? Depuis j'ai perdu 3 kg, et il faut que j'en perde encore au moins trois d'ici la prochaine course, à priori la course nature des Césarines le 10/03. Et ça, pour moi, c'est plus dur que de me coltiner des entrainements à la couenne! Chatouiller les 75 kg sera dur, car je suis pas mal charpenté, et j'ai des gros cuissots qui pèsent lourd sur la balance... Allez, ça vaut le coup, car outre les perfs, c'est le plaisir qui s'en trouvera grandi, et la préservation de mon squelette... A suivre!