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17/03/2019

Course nature des Césarines, bon début de saison!

Pas de CR, étant actuellement un peu débordé. Pour résumer cependant ma course, je dirais que j'ai tout de suite vu que j'étais dans le coup, car je me suis retrouvé dans les 15 premiers une fois le départ donné, et ce sans être à bloc. Les cinq kilos en moins sur la balance expliquent tout, mon entrainement n'étant pas meilleur qu'en fin de saison dernière... Encore moins trois kilos et je serai sec, ne relâchons pas les efforts!

http://www.runningtrail.fr/resultats/2019/Trail-des-Cesar...

 

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23:42 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, césarines | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2019

Trail de L'Acqueduc 2019: Ouch!

50815293_330870524197638_3016301591486529536_n.jpg51375870_1973046432997939_5910007103900090368_n.jpg51087987_329275927687058_6518502767428894720_n.jpg50898508_500111870396823_9206713185858486272_n.jpg50881531_260108424915130_5096262143070699520_n.jpgC'est assez rare que je fasse des courses au mois de janvier, cette période étant plus propice pour moi pour aller chiner en rando dans des coins que je ne connais pas trop, observer, découvrir, contempler, rêver, avant d'attaquer un peu plus tard un entrainement plus spécifique, plus sérieux et structuré, normalement en vue d'échéances vélocipédiques au printemps. Autres temps autres moeurs, transition, projets, tout ça tout ça... ont fait qu'en 2018 je n'ai repris la compèt qu'au mois d'octobre, et en mode course à pied. Je ne me sens donc pas "usé", ni physiquement ni moralement, et j'ai encore envie d'en découdre et de m'amuser en course. Et comme je sais que cette épreuve (que j'ai faite en 2014) est une petite tuerie, il n'a pas fallu que je me force beaucoup pour m'y inscrire.

Après quelques échanges sur Messenger, on se retrouve à trois, après s'être rencardé à Gramat, dans la voiture de Maxime, en compagnie de Jeremy, un copain très sympa à lui.

Arrivés au sympathique village de cours, en haut d'une butte dans le calcaire au Nord de Cahors, notre première impression commune nous saute dessus: "Fait pas chaud! Manquerait plus qu'il pleuve!" Ce qui, bien entendu, ne manquera pas d'arriver. Rafales de vent, pluie glaciale horizontale, terrain grassouillet à souhait, voilà le menu du jour! Quoi de plus normal un 27 janvier...

Rituel d'avant course: retrait des dossards, mise en tenue de combat (torse nu dehors c'est juste!), échauffement de 20' pour moi, et "mise en grille"; je me place plutôt vers l'avant en bon optimisme que je suis, Maxime un peu plus loin, Jeremy plus au fond, il reprend juste la course à pied. 

Top départ! Petite côte sur la route, qui débouche sur une piste descendante, puis un chemin boueux descendant, puis sur une trace descendante et méga savonneuse... J'aurais bien aimé me retrouver spectateur à cet endroit, car on se croirait sur une piste de bowling, la piste étant le chemin, les quilles étant... nous, soit debout vacillants, soit au sol en train de glisser! Au passage, bien que j'ai beaucoup glissé, ne je serai pas tombé de toute la course, un vrai petit miracle...

Nous voilà en bas, le pire est à venir! Je reconnais le pied de la première grosse côte, nous y sommes passés en 2014. Côte très raide en monotrace, on n'a plus qu'à marcher, les mains sur les cuisses et le buste penché en avant en attendant que ça passe;  le trailer sait faire preuve d'abnégation, personne ne bronche. Personne? Si j'entends un râle, et j'identifie la personne en haut de la dite côte: un participant (le premier V3 en fait) fait un bruit de tous lesdiables, gémissant en même temps qu'il évolue... On a presqu'envie de lui porter secours!

Km 5 environ, premier ravito; j'ai senti des prémices de crampes dans les deux mollets dans le gros raidard précédent, il s'agit donc de boire. Un verre d'eau + un verre de coca = crampes oubliées. Je repars aussitôt en compagnie des deux premières féminines. Elles sont quasiment au coude à coude, la bagarre fait rage! On est sur une partie assez roulante (oui il y en a eu un peu quand même!), par contre on essuie une averse à nous glacer les sangs. Et hop, descente, la plus technique; j'en profite pour fausser compagnie aux deux concurrentes, et pour grappiller quelques places, restant un peu sur la retenue quand même, je n'ai pas envie d'aller au tapis au milieu de ces marches... Ou comment descendre sur des oeufs...

Bon ben voilà, reste plus qu'à remonter maintenant! La côte se court dans un premier temps, on remonte un fond de combe. Puis la pente se fait de plus en plus raide, au point que tout le monde adopte à nouveau la marche. Et qui est-ce qu'on rejoint à nouveau? Notre ami le râleur! Impressionnant, on dirait qu'il est sur le point de défaillir à chaque instant! En plus il perturbe la quiétude des lieus! Technique ou stratégie? Sur la crête qui suit nous sommes trois à le passer, j'espère qu'il ne nous rejoindra plus... Troisième grosse descente, rapide celle-là. Je ferme la marche, on plonge, et on ne fait pas semblant; supers sensations de vitesse, je suis la trajectoire de mes prédécesseurs sans me poser des questions...

Km 10 environ, deuxième ravito, ça commence à sentir bon... Un verre de coca plus tard me voilà à nouveau en course. Et mince! devinez qui est devant moi? Notre V3, qui semble agoniser mais ne s'arrête pas aux ravitos! On attaque en plus le coteau de l'acqueduc, un des endroits les plus techniques et étroits du parcours, où doubler est assez ardu. Je reste derrière lui un moment, profitant de la situation pour récupérer un peu. Là je crois qu'il est très émoussé, il commence à trébucher sur tout ce qui dépasse et ne fait pas preuve de grande agilité, s'agrippe à tout ce qu'il peut... Derrière c'est revenu, c'était pas loin de toutes façons, et ça commence à s'agacer; notre homme sait qu'il commence à provoquer un bouchon mais ne s'en émeut pas et n'a pas décidé de laisser la voie libre. Serait-il un brin mauvais perdant? Passé l'acqueduc qu'on traverse accroupi et dans le noir complet à un moment (attention aux têtes, le calcaire c'est dur!), j'estime qu'il est temps d'accélérer, lui demande pardon et "force" un peu le passage; mes suiveurs font de même, il est contraint de se dresser. 

Route, ça fait bizarre, c'est quoi ce revêtement, j'en trébuche! Vallée du Vers, on traverse sur une jolie passerelle en bois, puis on longe la vallée. J'allonge la foulée; j'ai à ce moment-là une impression assez bizarre: je ne sais pas trop s'il me reste des ressources ou pas, car je ne suis pas tellement en souffrance.

Panneau "arrivée dans 2 km"! Dernère côte. Jai la réponse à ma question: je ne suis pas complètement cuit, mais ne suis pas capable d'en rajouter une couche pour faire la différence, d'autant que la première fille vient de me redoubler, "coachée" par son copain qui la motive du mieux qu'il peut. Virage en épingle, je les repasse à nouveau tous les deux, elle aussi est très fatiguée, prête à craquer, presque uniquement portée par les encouragements de son compagnon. Et par la pression de la deuxième fille qui n'est vraiment pas loin non plus! A partir de là je ne doublerai plus personne, pousse une dernière fois sur mes jambes dans le dernier raidillon au pied des maisons, relance comme je peux dans le village, et passe l'arche, ouf! 1h33'47", 30 ième sur 248 arrivants, très loin de Johny "the machine" Lherminier qu'on ne présente plus, coureur lotois vraiment au dessus de la mélée, et qui atomise chaque course locale à laquelle il participe... Et respect à celles et ceux qui se sont engagé(e)s sur les deux parcours les plus longs, gros courage vues les conditions météo!

Maxime finit à la 113 ième place,  avec un temps de 1h51'52", et Jeremy... je ne sais pas, je ne l'ai pas trouvé dans le classement, pardon Jeremy, tout ce que je sais c'est qu'il explose son temps de l'année dernière de 20', pas mal pour quelqu'un qui reprend tout juste! Et, chose essentielle, nous tous trois contents de notre matinée à crapahuter dans un si bel endroit. Enfin, on ne le dira jamais assez, merci beaucoup aux organisateurs et bénévoles sans qui rien n'est possible.

Maintenant place à un peu de récup pour moi: cinq jours sans courir qui marqueront la fin de ma saison automne-hiver 2018-2019, avant de reprendre en douceur, pour attaquer la saison 2019 avec probablement la course nature des Césarines, le 10/03... 

 

23:34 Publié dans mes cOurses | Tags : trail, acqueduc, 2019 | Lien permanent | Commentaires (0)

Impressions hivernales...

http://www.runningtrail.fr/resultats/1548667369-res13kmaq...

https://ok-time.fr/resultats/?course=119792

Deux courses deux ambiances... et résolutions de nouvel an!

Quelques précisions: Naussanes, Dordogne, le 30/12/18. A l'arrivée du 15 km sur route, pas si facile que ça il est vrai car sur parcours vallonné, mon chrono indique 1h06, alors que j'étais plutôt bien préparé et que j'espérais me rapprocher de l'heure (1h01-1h02 m'auraient suffit!). 

1h01, c'est le temps que j'avais fait 5 ans auparavant; avec une prépa orientée multisports: à cette époque je courrais moins, mais mon entrainement hebdomadaire tournait autour de ma sortie longue rituelle du lundi à vtt, de l'ordre de 3H30. A cela se rajoutait, toujours selon mon plan hivernal axé CAP, deux sorties CAP d'1H30 avec de l'intensité, et une "mini séance" de 0H30 en footing. 3H30 de VTT + 3H30 de CAP = 7H00 + 1H30 d'escalade bloc en salle, qui faisait office de PPG, gainage, que j'adorais! Malheureusement, mon travail, ma famille... ne me permettent pour l'instant plus de faire ni VTT, ni vélo de route (trop chronophages), et je n'ai plus le temps non plus d'aller à l'escalade à St Céré. Je dis pour l'instant, car je n'ai pas du tout abdiqué, juste mis entre parenthèses ces pratiques. Ça, c'était le schémas type d'une semaine "active", c'est à dire environ trois semaines sur quatre; la semaine d'après course étant plus light.

A l'automne dernier, faute de temps, j'ai décidé, lors de ma reprise de la compèt, de me focaliser sur la CAP. Préparant des épreuves de format court (pas plus de 20 bornes), je me suis concocté un entrainement très simple à base de 4 séances d'1H30 de CAP / semaine = 6H00 de CAP "qui passent bien", c'est à dire que j'assimile visiblement sans trop de fatigue, car j'arrive à enchainer les sorties avec une fraicheur correcte. Cet hiver, je me suis dirigé vers deux séances de footing de 0h45 en plus, pour rajouter un peu de volume sans trop hypothéquer mes journées. Et jusqu'à présent je ne suis jamais parvenu à "rentrer" ce training, trop fatigué et n'insistant pas du coup. Les deux dernières semaines avant le trail de l'acqueduc, j'y suis arrivé en "trichant", c'est à dire en remplaçant une sortie d'1H30 de CAP endurance par une rando d'1H30. J'y suis donc presque... et ne compte ni augmenter le volume ni le nombre de séances, juste arriver à assimiler ce plan, qui je crois peut être efficace, et digeste aussi sur le plan mental (pas de saturation). Ce qui ferait 7H30 environ de CAP / semaine, toujours trois semaines sur quatre, en alternant bien sur les séances "qui font mal" avec les séances endurance voire endurance basse (récup). La semaine d'après course étant toujours plus légère, par exemple deux séances d'1H30 et deux séances de 0H45, sans forcer ou presque. Très important, le plaisir est toujours là, bien que le vélo et même l'escalade me manquent! Nouveauté 2019, je vais essayer de caser deux-trois petites séances de gainage de 15' / semaine, + réintroduire de temps en temps du travail de technique vtt, sur des durées courtes (0H45 max de wheeling, bunny up...), just for fun et en vue d'une reprise future (2020?)! 

La morale de l'histoire? L'entrainement croisé, en plus d'être super plaisant, et aussi moins risqué au niveau des blessures, peut être très efficace pour préparer des trails courts ou des courses sur route jusqu'au semis marathon, c'est en tous cas ce que j'ai pu vérifier...

Autre point stratégique à améliorer chez moi, et à résultat garanti pour gagner des minutes sur les courses en 2019: perdre du poids! Je me suis pesé après Naussanes, et là j'ai dit stop: 83 kg pour 1m81! Comment faire des temps dans de telles conditions? Depuis j'ai perdu 3 kg, et il faut que j'en perde encore au moins trois d'ici la prochaine course, à priori la course nature des Césarines le 10/03. Et ça, pour moi, c'est plus dur que de me coltiner des entrainements à la couenne! Chatouiller les 75 kg sera dur, car je suis pas mal charpenté, et j'ai des gros cuissots qui pèsent lourd sur la balance... Allez, ça vaut le coup, car outre les perfs, c'est le plaisir qui s'en trouvera grandi, et la préservation de mon squelette... A suivre!

 

 

04/12/2018

Trail de l'igue: un des plus beaux, et des plus durs!

Je suis loin d'avoir fait toutes les courses nature du Lot, mais parmi les trails techniques du département, deux sortent du lot (pas le département!) et reviennent dans les discussions: le trail de l'Acqueduc à Cours (village bien nommé), fin janvier,et le trail de L'Igue à Crégols, un petit village dans la vallée du Lot (la rivière), début décembre.

Dimanche denier, premier du mois de Décembre, j'étais donc au rendez-vous pour honorer cette course que j'aime et que j'ai faite pas mal de fois déjà.

Contrairement à mes anciennes participations, où de mémoire, j'ai toujours vu là-bas un froid sec et en général des températures négatives au départ, cette année il pleut et il fait doux, une dizaine de degrés. Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, car d'une part je réclame la pluie depuis longtemps, d'autre part j'aime les conditions un peu "pourries", ça met un peu de piment à la chose.

Retrait des dossards, échauffement, je n'ai pas le temps de dire ouf en arrivant sur la ligne car le départ est donné. Timing! Les premiers hectomètres se font sur le plat dans la vallée pour étirer le peloton et "mettre en température" les moteurs, puis on retourne vers le village où l'on "attrape" le premier chemin montant. On est encore bien compact en file indienne. Lorsqu'on arrive en haut, des groupes commencent à se constituer, et on redescend aussitôt en empruntant une sente technique, tout en virages serrés et en marches à sauter, bref le trail qu'on vient chercher à Crégols. On ressort dans un pré qui sert pour l'occasion de parking, au dessus du village. On évolue sur une petite route, puis une piste, puis un monotrace qui se fait progressivement plus montant. A la fin la marche avec mains sur les quadriceps remplace la course, c'est plus efficace lorsque le terrain penche fort. A y est, on passe juste à côté de la fameuse igue, ce gouffre qui donne son nom à la course. Toujours aussi beau ce site, je m'arrêterais bien pour contempler mais le chrono pousse à continuer... Je suis à distance de la première fille, suis tenté de donner un coup de cul pour la rattraper et la passer mais je me ravise, car elle avance vraiment bien et je ne veux pas me cramer si tôt...

La descente qui suit est la plus technique: on évolue sur une trace peu matérialisée à flan de ravin, entre rochers et buis; jolie vue mais obligé de regarder où je mets les pieds; je suis sur les pas de ma traileuse, ne tente pas de la doubler car elle est habile et l'allure me convient, d'ailleurs un concurrent qui nous entend arriver nous laisse passer... on descend à l'aide d'une main courante une rupture de pente rocheuse, où je me permet de la conseiller, car elle descend en marche avant, n'est pas du tout à l'aise et accessoirement nous fait perdre du temps (ça arrive derrière!). "Dans l'autre sens et assise comme dans un baudrier ça devrait aller mieux" lui dis-je. Elle met mon conseil à exécution et effectivement tout va mieux pour elle! Elle me remercie en s'excusant pour son cafouillage, et reprend immédiatement une longueur d'avance dans la fin de la descente en forme de combe. Hop, on remonte illico. D'abord à la course, ensuite à la marche, les quadris brûlent trop. Nous sommes trois ensemble. Replat, elle en remet une couche! Je m'accroche quelques mètres derrière elle, notre compagnon cède provisoirement un peu de terrain avant de revenir. Ça descend, ça glisse sur les dalles rocheuses, je piste toujours mon lièvre qui est loin d'avoir abdiqué mais je me sens plutôt bien, en mesure de continuer sur cette allure en tous cas. Je regarde le chrono pour la première fois depuis le départ: 0h46, je n'ai vraiment pas vu le temps passer, et me dis: "une bonne moitié de faite". Je ne croyais pas aussi bien penser...

Après la descente... la montée, et vous ne me croirez pas... elle est raide! On est maintenant quatre ensemble. Notre compagne accuse le coup, elle se met à marcher alors qu'on court, elle vient de craquer je pense à ce moment-là. En fait pas tant que ça, car si je ne la reverrai pas pendant la course, elle arrive juste après moi et je la devance de quelque chose comme une minute! 

Descente technique, je sais c'est pas très original, nous sommes toujours trois dont un qui attaque carrément! Je me sens bien et j'aime descendre alors j'emboite le pas! Il regarde de temps en temps par dessus son épaule au détour d'une épingle, je suis toujours là! Par contre nous ne somme plus que deux. Provisoirement encore une fois... Flan de côteaux caillouteux, on marche-court, comme on peut, en essayant de garder l'équilibre dans ce gros dévers et la castine qui se dérobe sous nos pieds. La vue est dégagée au dessus d'une ancienne carrière, en fait on est tous ensemble! Schuss dans les cailloux, on rattrape un chemin montant parsemé de dalles; je me force à courir alors que devant moi ça marche. Je double, on me double, j'emmène un petit groupe de quatre ou cinq. Les écarts sont vraiment minces, celui qui sera encore frais à la fin fera une belle opération au classement... 

Second ravito, j'avale une sorte de banga, repars quelque peu revigoré dans une côte en ligne droite où tout le monde se voit. On doit être pas loin d'une dizaine à une distance d'une centaine de mètres, on en est à 1h15 de course... Serré mais je commence à être bien entamé sur le plateau qui suit tout en virages, minis côtes et minis descentes, dans les conifères cette fois... (tiens, j'ai encore la lucidité d'apprécier le paysage?). Sur ce passage je suis en chasse patate: j'ai creusé un écart derrière mais devant j'ai un groupe de cinq coureurs qui se marquent à la culotte. Je sens que je ne pourrai pas les rejoindre et qu'ils s'expliqueront sans moi... ce qu'il se passera. Dernière descente, rapide et raide, les places sont figées! Je prends même du plaisir dans cette dernière portion avant d'arriver dans le village, de passer l'arrivée en 1h31 et des poussières, et de finir à la 24 ème place sur 180. L'intérêt n'est pas là, ce matin je peux dire que je me suis éclaté pendant une heure et demie, et ça ça fait un bien fou en ces temps un peu troubles dans notre beau pays sur fond de jaune fluo et de rouge feu...

Sinon, content? Du temps et du classement, oui plutôt, sans sauter au plafond. Le premier, Johnny Lherminier, est un coureur de haut niveau largement au dessus du lot (pas le département!). Loin de moi l'idée de me comparer ne serait-ce qu'une seconde à un cador comme lui. Il boucle le parcours de 15 km à la vitesse supersonique (et super cinique?!)de 1h06! Comment fait-il? Il vole ou quoi?? Il met 6' au deuxième, Benjamen Pelaprat, un jeune lui aussi très bon coureur... Pour mettre moins d'1h20 sur un parcours comme ça avec cette météo et ce terrain aussi physique, piégeux et glissant, il faut vraiment s'y entendre... Mais modestement et à mon petit niveau, je vois que l'entrainement commence à payer, en témoignent les bonnes sensations que j'ai eues, toujours à mon niveau à moi... En tous cas le plaisir est toujours autant là, et ça c'est vraiment cool!

05/11/2018

Montagrier trail: content? Oui, mais...

Cette fois-ci je commence par la fin, car je ne peux pas cacher une petite déception; avant la course je m'étais fixé un objectif de temps de 1H30, me considérant dans une forme ascendante, et je mets 8' de plus. 8 minutes ce n'est pas grand chose diront certains, en fait sur un parcours de ce format (16,5 km) c'est un joli petit gouffre... Il y a un mois à St Jal je m'étais dit "vaille que vaille", zéro objectif, et hier je m'étais projeté plus ou moins consciemment dès le début de l'épreuve sur 1H30 d'effort. Ce qui a eu pour conséquence que j'ai vécu les huit minutes parmi les plus longues de ma vie! Mais place au CR..°°°

Comme  presque chaque dimanche de course (et presque chaque dimanche tout court), la journée commence à peu près de la même manière: traite, enfin un peu plus tôt que d'habitude, petit déj, derniers préparatifs, check up de tout le matériel nécessaire: runnings (hem!), short-équipement, argent, certificat médical... C'est bon j'ai tout, je saute dans le kangoo et c'est parti pour 1H40 de route. Et oui Montagrier ce n'est pas la porte à côté pour un habitant du nord du Lot comme moi, et la Dordogne est un grand département...

J'arrive à 9H15 environ pour un départ du "petit" parcours à 10H00, je ne dois pas traîner donc. Inscription, je me mets en tenue,  épingle mon dossard, pars m'échauffer 20', et réalise trois accélérations d'environ 10" sur la fin. Echauffement assez léger, pour ne pas m'entamer car le format "trail de 17 km" se situe dans la fourchette haute  de ce que je me suis fixé comme épreuve. En effet je ne cours pas plus de 1h30 à l'entraînement et ne fais pas du tout de vélo (ça me manque beaucoup mais c'est impossible vu mon emploi du temps actuel et des mois qui vont venir), alors...

10h00, BAM, on est parti! Petit tour dans les ruelles de ce très joli village en forme de bastide qui surplombe, puis on arrive sur un chemin descendant. Ça tape des pieds d'un peu partout autour de moi, ouille ouille ouille les genoux! Qui dit descente dit côte, ça y est on y est. 178 BPM "au compteur" moteur froid, pistons qui chauffent, attention à ne pas couler une bielle... 

On est sur un vrai trail bien difficile, qui alterne en permanence côtes et descentes relativement courtes, parfois raides surtout sur la fin sur les côteaux secs et marneux. Le parcours se montre vraiment ludique avec beaucoup de monotraces, de ruptures de pentes où deux choix se présentent à nous: soit on freine des quatre fers, soit on se lâche, la seconde option étant bien sur la plus adaptée et la plus fun! Parcours ludique, casse pattes où il faut relancer sans arrêt, changements de direction permanents, la recette du succès pour ce trail qui s'est fait sa petite réputation bien méritée! En fait c'est aussi ce que j'aime dans la course à pied: sur ce parcours on va plus vite à pied qu'on irait avec un VTT, donc ce mode de locomotion se justifie! 

Et le piège c'est ça aussi: a force de relancer, de contrôler ses appuis, de se concentrer sur sa trajectoire, on y laisse du jus sans s'en rendre vraiment compte. Un rapide coup d'oeil lors d'un de ces passages technique me rappelle à l'ordre: 174 bpm, glups.. 

Comme je l'ai laissé comprendre plus haut, la fin de course fut délicate à gérer pour moi. Je regarde le chrono alors que je commence à être sérieusement entamé: 1h12, ouh là là il va falloir tenir encore un quart d'heure me dis-je (et je ferai même un peu de rab)! Premier coup au moral. Le petit groupe que j'ai devant moi, sur lequel je pensais réussir à revenir, commence à s'éloigner inexorablement; alors que je croyais avoir fait le trou derrière, je me rends compte que ça revient; et mes forces qui m'abandonnent petit à petit! Enième et dernière descente (j'ai passé les 1H30 au chrono), pour rallier le village on doit courir au bord d'un champ où on est tous à vue (bien pour ceux qui ont la hargne, moins bien pour ceux qui comme moi subissent!), et grimper une dernière côte avec une jolie rampe et des escaliers sur la fin: trop pour moi! Ma tête a lâché, je me fais doubler par deux concurrents dont un qui m'encourage (je fais donc si pitié?), je n'ai plus la force de lutter. Une seule motivation: en finir. Ça y est nous voilà en haut, dernière ligne droite pour passer sous l'arche, le cardio est encore quand même à 175 bpm, et délivrance! 44 ième sur 216 je crois, le premier me met 23'... Il y a longtemps que je ne m'étais pas dépouillé de la sorte, pourquoi est-ce qu'on fait ça?

Un jour plus tard, j'analyse cette course comme un demi échec, donc aussi comme un demi succès... Si j'ai le temps j'essaierai de mettre par écrit sur ce blog des explications, hypothèses... à ce verre à moitié vide ou à moitié plein! En tous cas l'entrainement n'est pas une science exacte et c'est tant mieux! 

 

07/10/2018

Course nature de St Jal, ou comment redécouvrir les sensations de la compet

Allez, un petit CR à chaud de ma course d'aujourd'hui! Je tiens avant tout à préciser ça fait vraiment plaisir d'épingler un dossard à nouveau, ma première course de l'année en fait...

Comme la plupart du temps lorsque je me rends à une course pas trop loin de chez moi,  je trais les chèvres avant de partir; c'est un réveil musculaire comme un autre...

Ce matin donc, lever à 4H30, environ 30 minutes de fromagerie, petit déj, et soin des animaux-traite. Lorsque je quitte la maison, il est 7H30, j'ai les yeux grands ouverts et je suis gonflé à bloc, malgré une forme que je sais "limite": j'ai repris un entrainement digne de ce nom seulement depuis trois semaines. Je sais que ce sera juste mais je n'ai aucun objectif et aucune pression, comme toujours d'ailleurs. Ce n'est pas à 40 piges passées que je vais commencer à me prendre la tête. Je suis là pour jouer, un point c'est tout.

A peine parti de la maison, je me rends compte que j'ai oublié mes runnings! Demi tour, j'aurais pu m'en rendre compte bien plus tard, coup de bol!

Après une heure de voiture sous la pluie (youpi!), essentiellement sur l'A20, je me retrouve dans le petit village de St Jal, au fin fond de la Corrèze. Inscription, échauffement de 25' pendant que les concurrents du 23 km s'élancent, ponctué de trois accélérations de 12"; c'est l'heure du départ, j'enlève mes deux t-shirt manches longues déjà mouillés, en enfile un court + manchettes, finis ma bouteille d'eau, mange une petite barre de patte d'amande, en mets une (sans l'emballage) dans la poche du short, on ne sait jamais si fringale, et me dirige tranquillou vers la ligne. 

Coup de feu, la meute est lâchée. Départ sur route et en descente, il vaut mieux être chaud! Car ça part vite bien sur. Ma stratégie? Ne pas surtout pas s'emballer, je ne sais vraiment pas où j'en suis, après plus d'un an sans course pédestre, et un été studieux mais peu sportif! Dur de ne pas se laisser emporter, mais je laisse filer les premiers, je ne suis pas kamikase non plus; à chacun sa course...

On bifurque sur une piste, La piste en fait, d'abord sur le plat puis en légère descente. Coup d'oeil sur le cardio: 177 bpm. Ça tape... Je me cale sur le rythme de la première fille, son allure me va bien, les puls redescendent un peu; ne pas s'emballer... Rapidement, je me sens un peu en sous régime, je saute donc dans un groupe qui passe. Bye bye... 

Ça court vite sur cette piste en faut plat descendant. Je m'accroche... puis viens mon second souffle, je commence à me sentir bien. Je force donc un peu plus l'allure, dépose le premier V3 (la forme les anciens). Cette piste est interminable, on a le temps de se concentrer sur sa souffrance... 

Enfin, on bifurque sur un sentier "trail" en côte; c'est raide mais ça passe en courant. Ça glisse mais les crampons des Hoka adhèrent, on n'est pas dans le bourbier non plus. Les puls remontent, 177, 178, je manque de rythme course et là je le sens! nous sommes trois ou quatre en file indienne, lorsqu'un coureur nous passe, coupe vent sur le dos, qui semble très à l'aise. Le moral en prend un coup...

Ravito; je bois un verre de coca et ça repart. On est sur la partie du tracé la plus intéressante: sentiers un peu techniques par endroits, alternance côtes et descentes courtes, bref enfin un parcours nature. Ah, enfin une descente piégeuse, rocailleuse, avec virages serrés en forêt! La course à pied qu'on aime! J'en profite pour fausser compagnie à mon compagnon du moment, sentant depuis un petit moment qu'il n'est pas très à l'aise en descente. 

On arrive à nouveau sur la piste caillouteuse du début, oh non il va falloir la remonter! Un panneau indique: arrivée 4km, le chrono indique 35' de course. Bon, ce n'est plus le moment de s'économiser, il est temps de ne plus penser à gérer. J'envoie ,avec les moyens du bord, d'autant plus que le concurrent que j'ai un peu distancé dans la descente précédente me colle aux basques. J'entends sa respiration saccadée, la mienne n'est pas mal non plus il faut dire. Le cardio indique 174 bpm, il n'a pas été beaucoup sous les 170 de toutes manières... Je suis dans le dur mais j'entends de moins en moins la respiration de mon compère, ça y est je sens qu'il ne suit plus. Mais, il revient! Et fort avec ça! Ah non, c'est un autre concurrent! Il a l'air à bloc mais avance de manière efficace, je "prends sa roue" mais ça ne dure pas, il est trop fort pour moi, quand on peut plus on peut plus. D'ailleurs, je sens mes forces (ou mon mental? Ou les deux?) m'abandonner progressivement, pour preuve le cardio oscille autour de 170 bpm, signe que je n'arrive plus vraiment à me rentrer dedans... 

L'arrivée à la gare de St Jal marque la fin de cette piste, ouf! Par contre il va falloir serrer les dents encore un peu, car le gars que j'ai distancé et un autre reviennent, et un gros raidillon sur la route nous attend pour rallier le village et l'arrivée! Allez, on jette ses dernières (mais vraiment dernières!) forces dans la bataille, j'ai mal mais je sais que derrière c'est pareil, j'arrête de penser, qu'est-ce que c'est dur! Le coeur bat à 180 bpm, les jambes brûlent, je suis au taquet. Plus que quelques mètres, je me retourne, c'est bon ça passe! 

Et ça fait du bien quand ça s'arrête! 0h55m23s, 15è au scratch sur 99 classés, 7è V1. Honnêtement je suis plutôt content de ce temps (il faut dire que courir sur cette piste aussi longtemps à l'aller et au retour n'avait pas grand chose d'un trail). Allez, de la régularité et ça devrait bien se passer sur la prochaine course, début Novembre!

Trail du transcailladou, reprise!

http://www.jorganize.fr/jorga/?p=12720

27/09/2018

On reprend les séances qui font mal...

Si tout va bien, dimanche 7/10, je participe à une course nature de 12 km, à St Jal, près d'Uzerche. Ça fait quelques temps que je cours un peu régulièrement, et depuis la semaine dernière, j'ai enfin un entrainement construit.

Cet aprem, durant ma sortie CAP (1h32), je me suis coltiné un joli bloc au seuil: 48', souvent au dessus de 170 bpm (174 max), pas en dessous de 160 bpm. Le genre de séance qui calme, surtout quand on manque d'habitude...

Demain repos avant de tenter un peu de VMA sous forme de fractionné samedi! On verra si les jambes ont récupéré...°°

17/09/2018

Allez, on ressort le blog de derrière les fagots...

Depuis avril, c'est silence radio sur mon blog... La dernière note était assez explicite je crois, pas besoin d'y revenir...

Quelques mois après, qu'en est-il pour moi?

J'ai effectivement mis la priorité sur mon métier d'éleveur fromager (que j'adore toujours), en même temps j'ai "tenté" d'être un peu dispo pour ma famille (le mot "un peu" est malheureusement assez approprié).

Le sport (à la base thème de ce blog :))? Les sorties vélo, route ou vtt, doivent se compter sur les doigts d'une main: je ne sais pas exactement car je n'ai pas tenu de carnet d'entrainement, un comble je sais; et oui pour cela il faut en faire un, d'entrainement.

Par contre j'ai maintenu une petite dose de CAP, sans douleur qui plus est, ça a été ma petite fenêtre décompression à moi.

Pourquoi je reviens bafouiller sur internet? Tout d'abord parce que j'aime ça, ensuite parce que je risque de m'"offrir" une fin de saison course à pied, sur des distances courtes bien sur: entre 10 et 20 km, en nature de préférence. Avec peut-être une première échéance le 7/10! 

Wait and see!

10:20 Publié dans ..°°° | Tags : saison cap | Lien permanent | Commentaires (0)

18/04/2018

Fin de la saison 2018...

Décidément, il y a un principe que j'ai vraiment du mal à prendre en compte: le principe de réalité!

Oui, malgré mon chantier bâtiment toujours en cours, je croyais pouvoir tout faire: paysan, maçon, cycliste...

C'est tout moi: à 40 ans passés, c'est toujours la même chose, je crois que je vais arriver à tout faire, et au bout du compte je fais tout mal, et me mets dans des situations de saturation complète et d'insatisfaction parce que je ne suis pas un sur homme tout simplement... Les années et l'expérience devraient me servir de leçon mais en fait pas souvent...

L'explication? L'envie tout simplement! Envie d'avancer dans mon métier, envie de continuer à jouer car c'est vital pour moi, envie d'être présent pour ma famille... Mais quand c'est trop c'est trop, cette année encore il y a un truc de trop dans ma vie; et la variable d'ajustement, comme d'hab, c'est... le sport.

Donc à partir de maintenant et jusqu'au mois de décembre, je vais être très radical: plus de sport du tout, à la place construction. Aux grands maux les grands remèdes... Sur le papier tout ça c'est très beau, en pratique c'est un peu plus délicat à mettre en oeuvre pour moi, car il y a risque de déprime, voire de dépression légère :-(

Enfin tout au long de cette année j'aurai un fil conducteur très motivant: celui d'améliorer nettement mes conditions de travail, et d'améliorer le confort de mes animaux. Soyons un peu raisonnable, ça vaut le coup!

Donc, mon prévisionnel 2018 sera, à quelques modifs près, celui de 2019! Si le ciel ne me tombe pas sur la tête! Ça je n'y crois pas, je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur :-)

Bonne saison à tous ceux qui auront le temps de s'entrainer en 2018, je vous envie!